benjamin brigaud

sédimentologue

Page 2 of 13

Réunion finale du projet ANR UPGEO

La réunion plénière finale du projet ANR UPGEO s’est tenue le 24 janvier 2025 à la Maison de la Géologie à Paris Société Géologique de France. Cet événement a été l’occasion de riches échanges entre les participants, permettant d’analyser en profondeur les résultats, les apports scientifiques et les perspectives futures du projet.
Un grand merci à l’ANR (Agence nationale de la recherche) pour son soutien, ainsi qu’à la Région Île-de-France, la société GEOFLUID et l’ANRT – Association Nationale de la Recherche et de la Technologie. Un immense merci également à tous les partenaires et contributeurs pour leur engagement tout au long de cette aventure scientifique de 5 ans !
De nombreux résultats restent à finaliser et valoriser. Nous vous tiendrons informés des publications et valorisations liées au projet.

📄 Retrouvez toutes les informations sur le projet (manuscrits des thèses, publications, dataset…) sur notre site web: http://hebergement.universite-paris-saclay.fr/upgeo/

Programme de la journée

•9h30: Task 3 Maths : résultats finaux et perspectives, Adrien Beguinet, 15 min / discussion, 20 min

•10h05: Task 4: résultats de simulation, connectivité, perspective : exemple Dogger, Emmanuel Mouche, 15 min / discussion, 20 min

•10h40: Task 2: Géologie: Résultats finaux, verrous restants et les possibles suites en termes de collaborations, ou ouvertures et connexions avec d’autres projets

– réservoir Dogger. Benjamin Brogaud, 10 min

-Carbonates. analogue à l’affleurement – résultat récents sur les Charentes, Simon Andrieu, 10 min

-discussion, 20 min
– Sables/Grès : Analogue + Albien, Perrine Mas, 15 min / discussion, 25 min

•Pause déjeuner – 12h – 13h30

•13h30: Task 1: bilan RH, déroulement post-doc, doctorants, stagiaires, site web, actions de communication mise à disposition des données, leur partage ainsi que la stratégie de publication scientifique… 30 min, Benjamin Brigaud

•14h05: Task 5: Simulations: simulations sur le Dogger et Albien
– simulation Dogger, Maxime Catinat, 15 min
– discussion 10 min
– simulation Albien
  – simulation d’un essai de pompage à l’Albien, Codjo Essou, 15 min
  – simulation d’écoulements et classification d’attributs à l’aide d’un algorithme de clustering, Nazim Semmani, 15 min
– discussion 15 min

•15h15-15h30 Pause

•15h30-16h30 Discussion ouverte

Les discussions ont été orientées sur les verrous restants et les possibles suites en termes de collaborations, ou ouvertures et connexions avec d’autres projets.

La méthode de datation U-Pb révèle les secrets des karsts anciens du Bassin de Paris !

Retrouvez nos derniers résultats scientifiques sur la méthode U-Pb appliquée au phénomène de karstification dans la revue Geology et dans la newsletter du CNRS.

Notre étude montre que la méthode de datation in situ des spéléothèmes de karst très anciens peuvent être datés assez précisément. Ces datations révèlent que le karst dans les carbonates oligocènes du Bassin de Paris s’est formé il y a 29 millions d’années, juste après la roche elle-même ! Une percée importante qui éclaire l’évolution des paysages et des eaux souterraines.

Ce travail a été le fruit d’une collaboration étroite avec les collègues du BRGM dans le cadre du chantier RGF « Bassin de Paris ». https://rgf.brgm.fr/page/bassin-parisien

Moreau, K., Brigaud, B., Andrieu, S., Briais, J., Quesnel, F., 2024. Determining the age and origin of a Tertiary karstic system by in situ U-Pb geochronology on speleothems. Geology 52, 689–694. https://doi.org/10.1130/G52263.1

https://www.insu.cnrs.fr/fr/cnrsinfo/percee-dans-la-datation-des-karsts-anciens-la-methode-u-pb-devoile-les-secrets-du-sous-sol

Nouvelle étude sur l’extension syn-orogénique dans les Alpes occidentales

Découvrez la dernière publication de Bilau et al., qui utilise la datation U-Pb sur calcite et la datation (U-Th)/He sur hématite pour déterminer le timing de l’extension syn-orogénique dans les Alpes occidentales.

Nos résultats révèlent que l’activité des failles extensives a migré d’est en ouest, s’étendant du Miocène moyen (~13 Ma) au Quaternaire. Cette extension est liée au développement du chevauchement frontal alpin, entraînant le soulèvement et l’extension des massifs cristallins externes.

Lire l’étude complète ici 👉 https://doi.org/10.1016/j.gsf.2024.101969

Travaux de recherche en milieu souterrain

Le projet de recherche « variabilité spatiale et caractérisation des faciès carbonatés, argileux et évaporitiques du Cénozoïque de la région parisienne » vient de débuter ce 16 décembre 2024 par l’étude des dépôts de gypse dans la carrière de Gagny. Ce projet de recherche est une des quatorze tâches du projet ciblé n°10 (PC10) S-PASS « Bassin Parisien – Ressources et usages du Sous-Sol urbain » https://www.soussol-bien-commun.fr/fr/s-pass-bassin-parisien-ressources-usages-du-sous-sol-urbain, du Programme d’Équipement Pluriannuel de Recherche (PEPR) « Sous-sol », financé par le France 2030. Coordonnée par l’Université Paris-Saclay, cette tâche rassemble également des chercheurs de l’ISTEP/Sorbonne Université, Biogéosciences/Université de Bourgogne, l’Institut de Physique du Globe de Paris (IPGP)/Université Paris-Cité, Environnements et Paléoenvironnements Océaniques et Continentaux (Epoc)/Université de Bordeaux-Bordeaux INP, Université de Lyon 1 et le BRGM. A GEOPS, Benjamin Brigaud, Jean-David Moreau, Gaël Monvoisin, Charlie Marconnet, Cédric Bailly et un post-doctorant (à venir) sont impliqués dans le projet.

Retour sur le congrès ASF

En novembre dernier, j’ai eu le plaisir de co-animer, aux côtés de Benoit Vincent et Justine Briais, la session « Bassins et Géoressources » lors du 19ᵉ Congrès de sédimentologie de l’ASF, organisé par nos collègues de l’Université de Lille.

Cette session a été un véritable succès, avec un programme riche comprenant 14 présentations et un poster, illustrant de nombreuses applications de la géologie des bassins dans des domaines clés tels que les ressources en eau, le gaz H₂/He, le stockage de CO₂, la géothermie et le stockage des déchets radioactifs !

Elle a permis de souligner l’importance cruciale de la géologie des bassins sédimentaires pour mieux comprendre et modéliser le sous-sol à différentes échelles (bassins, réservoirs, infra-réservoirs). Plus que jamais, notre communauté est prête à relever les défis de la planification écologique et énergétique.

Un grand merci aux orateurs de la session et à toute l’équipe lilloise pour l’organisation du congrès ! Retrouvez les présentations https://asf-lille-2024.sciencesconf.org/data/pages/Horaire_Session_15.pdf

Vers une analyse de roche plus efficace : l’apport de l’IA pour des applications en pétrographie

Retrouvez nos derniers résultats sur l’automatisation de la reconnaissance pétrographique des roches:

Azzam, F., Blaise, T., & Brigaud, B. (2024). Automated petrographic image analysis by supervised and unsupervised machine learning methods. Sedimentologika, 2(2). https://doi.org/10.57035/journals/sdk.2024.e22.1594

Résumé:

Les techniques d’apprentissage automatique ont été explorées dans le but d’automatiser et rendre plus rapide les études pétrographiques appliquées à la sédimentologie et diagenèse. Le travail s’est concentré sur l’utilisation d’algoritmes de segmentation des grains afin d’en extraire leurs caractéristiques. Deux nouveaux outils logiciels ont pu être mis au point (1) GrainSight, qui utilise un modèle d’apprentissage profond supervisé (FastSAM) pour la détection automatique des grains et leur caractérisation morphologique et (2) PetroSeg, qui applique une approche de segmentation non supervisée pour explorer les propriétés des roches et calculer par exemple leur porosité.

L’application GrainSight permet de caractériser la morphologie des constituants de la roche comme la taille des grains (périmètre, longueure, sphéricité) afin de rendre possible la détermination automatique de la granulométrie à partir d’une photographie de lame mince. Cette technique améliore considérablement l’efficacité et la précision d’une étude quantitative des caractéristiques de la roche par rapport aux méthodes manuelles. Le modèle FastSAM permet une détection rapide et précise des grains ainsi qu’une extraction des caractéristiques morphologiques, offrant ainsi des informations précieuses sur les environnements de dépôt, les systèmes de transport des sédiments et la qualité des réservoirs.

L’application PetroSeg propose une approche exploratoire pour la quantification de la porosité, l’identification des associations minérales et la caractérisation des domaines texturaux.

Ces deux méthodes présentent des avantages uniques et démontrent le potentiel de l’apprentissage automatique dans l’analyse pétrographique. L’utilisation de ces outils pourrait considérablement améliorer l’efficacité, l’objectivité et le traitement des données, ouvrant ainsi de nouvelles opportunités pour l’enseignement, la recherche et les applications dans divers domaines de la géologie.

Dans un esprit de partage et d’ouverture, les codes des deux applications, GrainSight et PetroSeg, sont accessibles en open source et disponibles sur recherche.data.gouv.fr.

Grainsight : https://www.data.gouv.fr/fr/datasets/grainsight/

Petroseg : https://www.data.gouv.fr/fr/datasets/petroseg/

Retour sur l’émission « Géothermie, chaud dessous »

La géothermie a été le sujet de La Science, CQFD, émission de France Culture animée par Natacha Triou.

https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/la-science-cqfd/geothermie-chaud-dessous-4901444

Ravis d’avoir pu participer à l’émission intitulée « Géothermie, chaud dessous », avec Christophe DIDIER. Merci à toute l’équipe

Au programme : « Géothermie », ou comment utiliser la chaleur du sol pour se chauffer ? Comment les différentes techniques de géothermie peuvent-elles répondre à différents usages ? Est-ce réellement pertinent dans la transition énergétique ? Et visite d’une chaufferie équipée de pompes à chaleur géothermiques avec Quentin Barral

Retour sur la journée porte ouverte « Géothermie », parvis de la mairie de Versailles, projet Géoscan, février 2024

Afin d’informer le Grand public sur la campagne d’exploration géothermique « GEOSCAN » en région parisienne, une journée porte ouverte a été organisée mercredi 21 février à Versailles par le BRGM, l’ADEME et la Région Île-de-France. Une démonstration de la manip géophysique (camion vibreur en action et géophones disposés) a été réalisée par la société Smart Seismic Solutions – S³ sur le parvis de la Mairie. Lors de cette journée, en compagnie de Charlie Marconnet, j’ai pu animer un atelier présentant les procédés de mobilisation de la chaleur, les types de roches, leurs propriétés. Cet atelier pédagogique a permis d’expliquer les enjeux de cette campagne d’exploration ainsi que le principe de l’utilisation des ondes sonores (démonstration avec un appareil portatif, le « Pundit ») pour reconnaître les types de roches sédimentaires et leurs propriétés réservoirs et géothermiques. Nous avons pu échanger avec un public divers autour d’échantillons (carottes, lames minces) provenant de forages géothermiques du Bassin de Paris et de présenter sa géologie. Activités : observation de carottes à l’œil nu, à la loupe de terrain, à la loupe binoculaire, notion de propriétés réservoirs des roches et analyses de la vitesse de propagation des ondes. Nous avons été ravis d’avoir pu être présents sur le stand et discuter avec les personnes présentes. Merci au BRGM pour l’invitation !

Pour en savoir plus: https://www.geothermies.fr/geoscan-idf

article de presse : https://actu.fr/ile-de-france/versailles_78646/un-drole-de-camion-va-sonder-les-yvelines-a-la-recherche-de-sources-de-chaleur-souterraines_60737098.html

« Older posts Newer posts »

© 2026 benjamin brigaud

Theme by Anders NorenUp ↑