Élections professionnelles : profession de foi FSU

Pour que le bien-être au travail des personnels devienne la priorité de l’université, votez FSU

Avec la création de l’université Paris-Saclay, nous avons vécu des réorganisations profondes qui ont eu un impact délétère sur la santé de nombre de personnels. À la demande de vos élu·es au CHSCT, un cabinet indépendant a été mandaté pour réaliser une analyse dans différents services.

Les résultats de cette enquête quantitative (questionnaire) et qualitative (interviews, témoignages), montrent une situation alarmante. Ainsi :

  • À la question : « Ces deux dernières années, avez-vous déjà consulté un médecin (médecin du travail ou médecin traitant) en raison de difficultés professionnelles ? »   21,5% des personnes interrogées répondent OUI.
  • À la question : « Ces dernières semaines, vous-êtes-vous senti(e) particulièrement triste, cafardeux/se, déprimé(e) à cause du travail ? » 41,5% des personnes interrogées répondent OUI.
  • À la question : « Vous êtes-vous senti(e) presque tout le temps fatigué(e), sans énergie? » 44,6% des personnes interrogées répondent OUI.

Les verbatims tirés de l’interview de nos collègues permettent de mieux mesurer l’ampleur du mal-être :
« Il y a un gros malaise, les gens sont mal psychologiquement, il n’y a plus de motivation, plus d’envie de venir. Les gens se rendent malades, les gens ont mal au dos, les gens ont des maux physiques dus aux maux psychologiques, il y a beaucoup de personnes qui sont mal… dont moi… je suis très mal. Ils arrivent à nous démotiver totalement. »

ou encore « On a une administration qui est épuisée dans sa majorité : physiquement et psychologiquement. Beaucoup de départs en burn-out, de directeurs qui craquent. »

Cet épuisement est aggravé par la perte de sens de notre travail, comme en attestent ces autres témoignages « Saclay ne correspond pas à mes valeurs.  » « Pour moi Paris-Saclay c’est l’archétype de l’université néolibérale. […] Pour moi l’important ce n’est pas d’avoir des médailles, c’est de construire l’égalité. »

De plus, comme les augmentations salariales ne compensent pas l’inflation depuis plus de 20 ans, les salaires sont de moins en moins attractifs, recruter devient un vrai challenge et de nombreux postes sont non pourvus. Perte de sens, bas salaires, surcharge de travail et absence de recrutement s’amplifient mutuellement et la situation devient critique.

Privilégier le bien être au travail est bien plus important que la Marque et la course aux places dans les classements internationaux.
C’est cela et non une soi-disant « excellence » qui doit guider les choix à venir en matière de réorganisations et de stratégie de l’établissement.

C’est ce que vos élus FSU s’efforceront de défendre.

Profession de foi de la FSU Paris-Saclay

Élections professionnelles du 1er au 8 décembre : Votez FSU contre la précarité et le travail gratuit

Depuis la LRU, la précarité augmente continûment et les conditions de travail des personnels non-titulaires ne cessent de se dégrader.

Il y a aujourd’hui 500 000 étudiant.es de plus qu’en 2008. Cette hausse n’a pas été accompagnée d’une augmentation suffisante du budget global de l’ESR. Les obligations de service d’enseignement des fonctionnaires représentent maintenant moins de la moitié des heures dispensées dans les formations. Pour assurer ces enseignements mais aussi pour toutes les tâches administratives, on augmente le recours aux vacations et aux contrats précaires. La précarité n’est pas l’avenir de l’université, mais bien sa réalité présente.

La hausse des prix impacte encore plus les collègues les moins bien rémunéré·es qui n’ont parfois même pas touché l’augmentation de 3.5 % du point d’indice octroyé aux fonctionnaires. L’Université française fonctionne en s’appuyant sur un système d’exploitation.

Les « CDI » de mission ou de chantier ainsi que les récentes chaires de professeur junior sont en contradiction complète avec les intérêts des collègues précaires et non-titulaires.

La FSU revendique : 

    • La création d’emplois de titulaires et un plan de titularisation massif pour les agent.es contractuel·les quel que soit leur métier (BIATSS, enseignement, recherche) : 6000 agent·es par an pendant 10 ans.

    • Une amélioration de la rémunération des Attachés d’Enseignement et de Recherche. A partir de janvier 2023, un·e ATER sera moins payé·e qu’un·e doctorant·e contractuel·le avec mission d’enseignement.

    • La fin de toutes les formes de travail gratuit. Ainsi, les chargé·es de TD n’ont pas à prendre en charge la surveillance des partiels ou la correction des copies : seule leur incombe la participation aux modalités de contrôle de connaissance de leur service d’enseignement. Des solutions existent, comme l’inscription de ces tâches au référentiel équivalence horaire des établissements.

    • La compensation systématique des frais d’inscription pour l’ensemble des personnels des établissements, les MCF souhaitant passer leur HDR, les agents en reprise d’études et, l’ensemble des doctorant·es sous contrat avec l’établissement.

    • La mensualisation du paiement des vacations d’enseignement, actuellement loin d’être effective.

    • La revalorisation du paiement des heures de vacations, actuellement payées en dessous du SMIC, dans le cadre des possibilités offertes par la loi (jusqu’à 120 euros pour 1 heure équivalent TD, soit 4,2 h de travail effectif), l’abrogation du statut d’ATV (Agents Temporaires Vacataires) et la contractualisation des vacataires sur des contrats valorisant leur activité de recherche, comme une première étape en vue de leur titularisation.

Allons-nous continuer la recherche scientifique ? (Alexandre Grothendieck , 1972)

La FSU aux élections à l’ENS Paris-Saclay

Ne perdons pas notre esprit critique ! nous avons le droit (et peut-être même le devoir moral !) de questionner le sens de notre travail.
En particulier, les élus de la FSU défendent le respect des agents par l’institution. Les agents subissent trop souvent de petites ou grandes humiliations car la précarité grandit, l’accès au plateau difficile occasionne stress et retards, l’injonction d’excellence pressurise les directeurs et se répercute sur les subordonnés …

Le Comité social d’administration (CSA) est le lieu où sont présentés les choix politiques de l’ENS, souvent en application de ceux du gouvernement. Notre position tiendra toujours compte de l’intérêt des personnels et de leurs missions face à une volonté de s’attaquer à nos statuts et nos conditions de travail.

Depuis la rentrée nous sommes notamment intervenus auprès de la présidence pour dire :
– que les conditions d’accès au Crous étaient inacceptables, que la responsabilité de la présidence était engagée. Alors que le du prix du repas va augmenter de 1 euro cette année, nous avons demandé que soit enfin réévaluée la prise en charge de l’ENS… ce qui sera fait au CT de novembre.
– Que les personnels ne sauraient être tenus responsables de leur retard, au vu de la dégradation des conditions de transports depuis la rentrée.

Notre syndicat est désormais bien intégré à l’échelle de l’Université Paris-Saclay et nous disposons de camarades dans toutes les composantes.

Ceci nous permet de suivre finement les enjeux politique de l’Université (fusion, conditions salariales, …) . Nous sommes présents en intersyndicale au CA de l’Université.
Ceci nous permet aussi d’intervenir efficacement dans les nombreux cas où un agent à cheval entre composantes a des soucis. Nous agissons en particulier avec le collectif de travailleur.ses précaires et non-titulaires Colldoc.

Élections professionnelles du 1er au 8 décembre : votez FSU pour les salaires et les conditions de travail

Nous voyons nos salaires et nos conditions de travail en chute libre.

Pour les personnels titulaires, la revalorisation de 3,5 % du point d’indice est loin de compenser l’inflation de 2022, sans compter celle des 12 dernières années où le point d’indice était gelé. La loi de transformation de la fonction publique, les systèmes de primes instaurées par le RIFSEEP et le RIPEC ne font que créer un climat délétère par la mise en concurrence des agent·es, voire par l’exclusion de certaines catégories de personnels, tels les PRAG et les PRCE.

Et pour les personnels précaires, rien n’est prévu !

En plus de cette perte de salaire, nos conditions de travail se dégradent de jour en jour. La création de l’Université Paris-Saclay a été une source de souffrance par la surcharge de travail et la perte de sens sur laquelle le Comité d’Hygiène de Sécurité et des Conditions de Travail (CHSCT) n’a eu de cesse d’alerter. L’accès à la partie plateau du campus est un calvaire depuis la rentrée : les bus sont plus que bondés et les arrêts de bus sont déplacés sans un fléchage clair. La restauration est devenue difficile également, avec la fermeture du CESFO d’Orsay et le manque d’entretien de celui de Bures, et les longues queues dans les CROUS – qui impactent aussi les étudiant·es dont certains renoncent de plus en plus souvent à un repas correct.

La FSU revendique :

– des promotions plutôt que des primes individualisées, pour que les grades reflètent réellement les fonctions exercées

– une revalorisation de l’échelle des indices

– une augmentation générale des salaires via le point d’indice à son niveau de pouvoir d’achat de 2002, puis son indexation sur l’inflation

– les rémunérations des contractuel⋅les et vacataires exprimés en point d’indice, mais surtout un plan de titularisation massif, pour réduire la surcharge de travail et la précarité.

À l’université, lors du précédent mandat, les élu·es au Comité Technique (CT) ont défendu ces revendications en portant la parole de tous les personnels et notamment des personnels précaires. Investis dans un travail collectif avec les autres syndicats, ils et elles ont pu s’opposer à certaines propositions de la présidence et faire évoluer les projets, par exemple sur la mise en place du RIFSEEP.

Les élu·es FSU alertent régulièrement la présidence sur la dégradation des conditions de travail liée à la création de l’Université Paris-Saclay, aux problèmes de transports et de restauration. Les syndiqué·es effectuent également un travail de terrain en accompagnant les personnels en difficulté, en réalisant des enquêtes par exemple sur la restauration, en informant par des publipostages, en travaillant avec les collectifs de précaires, en participant au conseil d’administration du CESFO…

CollDoc organise une réunion d’information et de discussion pour les doctorant·es et autres travailleuses précaires de l’université : 17/11 à 17h

SAVE THE DATE : 17 novembre 17h-19h, ÉNS Paris-Saclay, Réunion d’information et de discussion (doctorant·es et autres travailleuses précaires de l’UPS)

Bonjour à toutes et tous,

CollDoc propose aux travailleur·ses précaires de l’Université de se retrouver le 17 novembre de 17h-19h dans l’amphithéâtre Lagrande (1Z14) à l’ÉNS Paris-Saclay.

Si vous ne pouvez pas venir en présentiel, voici un lien de connexion :

Sujet : Réunion CollDoc Saclay
Heure : 17 nov. 2022 05:00 PM Paris

Participer à la réunion Zoom
https://us02web.zoom.us/j/85179100267?pwd=ZUd0Wkk5dnpiSXpxYVlkRTR3cm9adz09

Cela fait des années que l’université manque d’argent et n’embauche pas assez. Les départs à la retraite ne sont pas remplacés, les bâtiments ne sont pas rénovés. L’augmentation des rémunérations, non compensée par le ministère, et celle des prix de l’énergie va aggraver les tensions budgétaires, ce qui pourrait impacter nos conditions de travail, déjà précaires. Pour défendre notre pouvoir d’achat et nos conditions de travail, il faut nous organiser collectivement.

CollDoc a récemment rencontré la présidence de l’université pour échanger sur l’exonération des frais d’inscription en doctorat et sur la mensualisation et la revalorisation des vacations d’enseignement. Nous ferons un compte-rendu lors de cette réunion (ci-dessous déjà quelques éléments) et souhaitons discuter des suites à donner à cet échange.

Nous voulons également travailler avec l’université sur la question des conflits, du harcèlement et des VSS sur les jeunes chercheurs. C’est une problématique qui revient régulièrement. La réunion sera aussi un moment pour partager nos expériences individuelles et envisager des solutions collectives et/ou institutionnelles.

Vous trouverez ci-dessous le tract d’appel à la réunion, si vous souhaitez le diffuser autour de vous.

En solidarité,
Pour le collectif CollDoc

Tract pour une réunion d’information et de discussion pour les doctorant·es et autres travailleuses précaires de l’université le 17/11 à 17h, organisée par CollDoc

Chaires de Professeurs Junior

En ce jour où les CPJ sont à l’ordre du jour du conseil académique, nous tenons à vous rapporter cet avis voté à l’unanimité (CGT, SUD, FO, FSU, SGEN-CFDT, UNSA, SNPTES)au comité technique ministériel du 24 octobre:

« Le comité technique du Ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche se prononce une nouvelle fois contre les « chaires de professeurs juniors » et appelle les établissements d’enseignement supérieur et les organismes de recherche à ne pas les mettre en place »

La FSU précise ainsi son opposition au dispositif des CPJ:

… qui dynamite le principe du recrutement d’un fonctionnaire d’Etat susceptible d’exercer partout en France. C’est sur un projet très spécifique qu’une période d’essai de plusieurs années s’engage avec obligation contractuelle de résultats. Le dispositif se caractérise par l’inégalité : d’abord dans l’accès lui-même aux corps de PU et DR, puis dans des perspectives de carrières renforcées par un financement incomparable par rapport aux collègues recrutés par la voie normale. (…) 
Contrairement aux allégations du ministère, le recrutement sur chaire se fera forcément au détriment des recrutements par concours puisque la masse salariale et les postes de fonctionnaires sont contraints par le gouvernement. Enfin ce dispositif renforce l’écosystème d’appels à projets et par conséquent la précarisation que subit déjà l’ESR. Pour toutes ces raisons la FSU souhaite la fin de ce dispositif au profit d’un recrutement d’enseignant·es-chercheur·es et de chercheur·es titulaires. 

Après une première campagne 2021 organisée de plus, de l’avis de tous, dans des conditions complètement déraisonnables, la campagne 2022 a été lancée sans prendre le temps de la réflexion. Au SNESup, les retours de nombreuses universités révèlent que les CPJ sont souvent publiées sur des profils typiques de postes MCF, que les candidat⋅es sont les mêmes et qu’en cas de succès à plusieurs concours, ils ou elles choisissent un poste MCF plutôt que CPJ.

Enfin, nous rappelons que le 12 janvier 2022, Sylvie Retailleau, présidente de l’université, reconnaissait devant le département de physique que les CPJ posaient des problèmes de précarité, d’inégalité de parcours par rapport aux MCF, de liberté académique et qu’aucun département ne préférait des CPJ à des MCF, mais que le ministère proposait ça ou rien. Il nous paraîtrait donc fort judicieux que l’actuelle présidence de l’université aille réclamer à l’actuelle ministre de l’ESR, Retailleau Sylvie, la conversion des postes CPJ 2023-25 en postes classiques.

Stratégie et réorganisation de l’université – Prendre le temps de la réflexion

Lors du Conseil académique (CAc) du 7 novembre prochain, la présidence de Paris Saclay compte faire valider le principe d’une fusion a minima avec les Universités Membres Associées et les écoles. Il s’agit d’un changement important et d’un nouveau passage en force.
Nous exigeons dans l’immédiat de prendre le temps de réfléchir collectivement aux enjeux de cette fusion avortée,  avec l’ensemble des communautés concernées sur la base d’éléments transmis en toute transparence par les présidences. 
Nous demandons aussi soit réexaminé dans les meilleurs délais le périmètre géographique des formations qui forcent les étudiants à faire des allers-retours sur des sites éloignés de dizaines de kilomètres.
Dès l’annonce de la création de Paris Saclay, nous avons dénoncé les risques associés à ce projet qui :

  • instaure une université à deux vitesses, excluant notamment l’Ecole Universitaire du Premier Cycle du périmètre d’excellence, au nom de la visibilité, de l’attractivité internationale et de quelques places dans les classements, 
  • étrangle la démocratie universitaire : les élu·es sont absent·es du comité de direction, sans pouvoir au CA dominé par les extérieurs et la présidence, et moins bienreprésenté·es dans les autres conseils,
  • complexifie toutes les démarches par la multiplicité des périmètres et des niveaux de décision : les chaînes de décision s’allongent considérablement pour les universités associées,
  • maltraite les personnels à coup de fusions imposées, de surcharge de travail, de perte des valeurs du service public, de manque de perspectives et de clarté,
  • fait avancer à marche forcée et sans concertation un attelage hétéroclite dont plus personne ne comprend la structure et la logique.

A ce stade, toutes nos craintes se sont hélas vérifiées.
En 2025,  les universités de Versailles SaintQuentin et d’Evry, dites universités « membres associés » (UMA) ainsi que les écoles d’ingénieurs auraient dû intégrer définitivementl’Université Paris Saclay. Le discours a pourtant brutalement changé ce printemps. La fusion annoncée ne se fera pas, on parle maintenant  « d’intégration« Les UMA garderont leurs conseils centraux et, à l’instar des écoles, leurs personnalités morales et juridiques. 
S’agit-il d’une victoire pour nous qui nous opposons à ce projet depuis des années ? Malheureusement non ! Les formations commencent à être mutualisées, les financements arrivent via Paris-Saclay, les étudiants en master et doctorat sont majoritairement inscrits à Paris-Saclay (et plus dans les universités associées). L’université Paris-Saclay a ainsi vocation à être seule propriétaire de la « marque », à sélectionner les formations et les recherches qui lui conviennent le mieux pour les labelliser, et donc à réaliser une sorte de « tri » extrêmement dommageable à la cohésion des universités. En somme, le pouvoir a commencé à se concentrer à l’université Paris Saclay, dont les UMA sont désormais exclues. Les situations absurdes que nous anticipons depuis des années se multiplient. Ainsi, contrairement à toutes les promesses, il y a bien des formations à cheval sur plusieurs universités avec des étudiants qui doivent faire des heures de transport en commun. Lstatu quo n’est donc pas une option. 
Une fois de plus, nous ne prenons pas le temps de réfléchir. Avec cette fusion avortée, on a perdu le cap. Le flou est généralisé. Les personnels qui ont travaillé depuis des années à la fusion (parfois malgré eux et elles) se retrouvent désemparés et les nombreuses questions qui se posent ne trouvent pas de réponses
Aujourd’hui, les UMA subissent tous les inconvénients de la fusion administrative, mais sans aucun des avantages pédagogiques et scientifiques qu’on nous avait fait miroiter (collaborations, discussions, optimisation, augmentation des moyens, etc.). 
Le 7 novembre, vos élus au Conseil académique porteront cette exigence démocratiqueminimale. 

Assemblée générale 

Jeudi 20 Octobre, 12H devant l’ENS Paris-Saclay

La semaine dernière, le gouvernement commençait des réquisitions de grévistes dans les raffineries de Total pour les faire retourner au travail de force. Pourtant ils ne font que demander une augmentation de salaire bien légitime étant donnée l’inflation et les profits de Total.

Cette attaque du droit de grève a mis le feu aux poudres.  La réponse a été rapide et massive pour construire la journée de grève nationale du mardi 18 octobre qui nous a rassemblés pour revendiquer des augmentations de salaires, de meilleures conditions de travail, des moyens pour l’éducation dans les lycées, les lycées pro et les facs, entre autres.

Nous étions un cortège d’étudiants et personnels d’Orsay et de Saclay, ce mardi, à nous battre pour de meilleures conditions d’études, de travail et de meilleurs salaires pour le personnel. Avec nous les cortèges des facs de région parisienne pour, on l’espère dès cette semaine, construire un mouvement d’ensemble.

C’est pourquoi nous nous mobilisons et vous invitons ce jeudi à 12h devant l’ENS Paris Saclay (4 av. des Sciences, Gif sur Yvette) pour une Assemblée Générale des étudiants et du personnel de Saclay et Orsay pour construire la suite de la mobilisation.

Le collectif Saclay en lutte, avec le soutien de 

CGT, FSU, Colldoc, Ensemble!, Jeunes insoumis.es Paris Saclay, NPA, POI

Le 18 octobre pour les salaires est la défense du droit de grève

Mobilisons-nous pour les salaires et la défense du droit de grève

Mobilisation et grève le 18 octobre

Arrêt des tâches techniques et administratives et des cours

Manifestation à 14h place d’Italie

En 2022, les grandes entreprises, et notamment les compagnies pétrolières, font des bénéfices records : 5,7 milliards de dollars au deuxième trimestre 2022 pour Total, 17,9 milliards pour ExxonMobil. Des milliards d’euros de dividendes sont versés aux actionnaires. Pour les travailleur·ses, le constat est bien différent :  une inflation de près de 10 %, des risques de coupures de chauffage et d’électricité… 


Les salarié·es de Total et Exxon sont massivement mobilisé·es pour réclamer avant tout le rattrapage de l’inflation et une meilleure répartition des richesses créées par les travailleuses et travailleurs. Elles et ils demandent l’ouverture immédiate d’une négociation sérieuse. C’est cette situation de blocage patronal qui crée aujourd’hui la pénurie de carburants. Une limite a été franchie par le gouvernement, faisant procéder aux réquisitions des salarié·es des raffineries et dépôts par les préfectures. Cette procédure déjà condamnée par l’Organisation Internationale du Travail constitue une atteinte inacceptable au droit constitutionnel de grève, seul levier des travailleur·ses dans leurs négociations, et aux libertés fondamentales.


Face à la pénurie de carburants, la colère est naturelle, mais ne nous trompons pas de cible, les responsables sont les directions des pétroliers, qui pressurent systématiquement les travailleur·ses, et l’exécutif, qui les soutiennent et organisent la casse du droit du travail. La question des salaires touche tous les secteurs, le privé comme le public, dont l’université. La revalorisation de 3,5 % du point d’indice : 

– est très loin de compenser l’inflation de 2022, sans parler de celle de ces dix dernières années pendant lesquelles le point d’indice était gelé.

– ne touche qu’une partie des personnels de l’université et ne concerne pas les travailleur.ses précaires, de plus en plus nombreux.ses

– n’est pas abondée par l’état pour 2022 


D’un point de vue global, loin de protéger les travailleur·ses, les projets de réformes en cours vont augmenter la précarité et la pauvreté : la réforme de l’assurance chômage ne permet par exemple plus aux travailleur·ses intermittent·es de vivre décemment, la réforme des retraites, basée sur une fausse excuse de « nécessité » alors que les caisses de retraites ne sont pas déficitaires, veut allonger l’âge de départ alors même qu’un quart des français les plus pauvres meurent avant 62 ans.


Parce que le sur-enrichissement des milliardaires sur le dos des travailleuses et travailleurs n’est pas acceptable, parce que le droit de grève est fondamental pour garantir les conditions de travail, rejoignons la mobilisation interprofessionnelle le 18 octobre !


Une caisse de grève est à disposition si besoin, contactez caissegreveps@framalistes.org.

Soirée organisée par les bifurcateurs de l’Agro

En mai dernier, de jeunes diplômés de l’AgroParisTech avaient appelé leurs camarades de promotion à déserter l’ingénierie et la recherche actuelles.
Lundi 10 octobre, ils nous invitent à en discuter.

Le lundi 10 octobre – 18h sur le campus de Centrale Supelec (Saclay), Bâtiment Bréguet, Salle du Grand Conseil

Soirée organisée par les agros du discours à 12 Millions de milliards de vues:
Mais quelle vie voulons nous? 
En mai dernier, nous avons appelé nos camarades de promotion à déserter l’ingénierie et la recherche actuelles, à cesser de nuire à l’heure où l’industrie ravage tout. 
Dans notre discours, nous donnions quelques pistes à celles et ceux qui doutent: où aller, que faire, avec qui et comment? 
Lundi 10 octobre 2022, nous organisons une rencontre pour vous qui voulez bifurquer: venez écouter des histoires de désertion et des récits de luttes, questionner des modes de vie qui peuvent vous paraître encore lointains ou intimidants. À nos témoignages s’ajouteront ceux d’autres personnes aux profils variés que nous avons invité afin qu’elles répondent à vos questions. 
Le but de cette rencontre est de vous aider à franchir le pas qui vous sépare de la vie que vous voulez. 
Venez nous rencontrer, et vous rencontrer entre vous pour avancer ensemble par la suite. 
Apportez à manger ou à boire et n’hésitez pas à inviter votre petit frère, votre tante qui déprime dans un bureau à Palaiseau ou votre voisine chez qui vous avez flairé le ras-le-bol!