Le 5 octobre, mobilisé·es pour nos salaires, nos emplois et nos conditions de travail et d’études !

Communiqué intersyndical CGT, FSU et Sud Éduc de l’Université Paris-Saclay

Grève et Manifestation le 5 octobre
Départ groupé au RER Orsay-Ville à 13h
Rendez-vous à Paris à 14h Place de la République

Les organisations syndicales CGT- FO – FSU – Solidaires – FIDL – MNL – UNEF – UNL appellent l’ensemble des travailleur·ses du secteur privé et public et la jeunesse à une journée de mobilisation et de manifestation, le mardi 5 octobre. Ces organisations revendiquent notamment un travail juste, pérenne, respectueux de l’égalité femmes/hommes et de l’environnement, avec un vrai salaire et de vraies garanties sociales. Elles s’opposent à ce que la situation sanitaire soit utilisée par le gouvernement et le patronat pour accélérer la remise en cause des droits et des acquis des salarié·es et des jeunes.


L’université n’est pas en reste sur la dégradation des conditions d’étude et de travail, l’Université Paris- Saclay étant un terrain d’expérimentation.


La joie de revoir les étudiantes et étudiants sur le campus est réelle mais source de nombreuses interrogations : comment les accueillir correctement avec toujours moins de moyens par étudiant, et alors que les moyens n’ont pas été donnés pour garantir de bonnes conditions sanitaires dans les locaux ? Cette rentrée se caractérise aussi par des queues interminables dans les restaurants universitaires, dont la capacité d’accueil est largement insuffisante.


Les chaires de professeur junior promettent de précariser encore davantage les jeunes enseignant·es-chercheur·ses et préfigurent la disparition du statut de maître de conférences. Leur mise en place par l’université s’est faite au pas de charge pendant l’été. La présidence n’a eu de cesse de relayer la propagande du ministère au mépris des élus du CA qui se sont exprimés majoritairement contre le fait de remonter des profils de poste – l’une des conséquence du caractère dérogatoire de l’université est que la position majoritaire des élus au CA n’a pas de conséquence puisque le vote des extérieurs est suffisant pour assurer une majorité.

Pendant ce temps, le point d’indice est toujours gelé, et les politiques de prime mises en places chez les BIATSS et ITA vont se généraliser chez les C et EC, ce qui pousse à toujours plus de concurrence. Par ailleurs, les primes ne sont pas prises en compte pour le calcul de la retraite et il n’y a aucune garantie que la part des primes dans le salaire n’augmente pas continûment au cours du temps. Par contre, la présidence cherche à mettre en place des primes de plus en plus inégalitaires, pouvant aller jusqu’à demander des primes de 18k€ pour les plus hauts placés.


Quel avenir pour la jeunesse et les travailleurs, avec la précarisation du travail, la réforme de l’assurance chômage, le possible retour de la réforme des retraites, toujours plus d’injustice sociale ?


Exigeons de meilleurs conditions d’études et de travail, un emploi pérenne dans l’enseignement supérieur et la recherche, une meilleure protection sociale ! Mardi 5 octobre, nous appelons à la grève, et à rejoindre la manifestation qui aura lieu à Paris au départ de la Place de la République à 14h.

Rendez-vous pour un départ groupé au RER Orsay-Ville à 13h
Rendez-vous à Paris à 14h Place de la République

Grignon: Manif le jeudi 30 septembre 14h devant le ministère de l’agriculture

En plein été, le Ministère de l’Économie a annoncé la vente du Domaine de Grignon (site d’AgroParisTech) à un promoteur immobilier. Interpellé, à plusieurs reprises sur ce dossier, Julien Denormandie, ex élève de Grignon et actuel Ministre de l’Agriculture, valide et justifie cette vente par les besoins de financement de la construction du nouveau campus de Saclay.

Cet argument n’est pas recevable car la vente, que nous avons également combattu, du site d’AgroParisTech de Claude Bernard (Paris 5), pour plus de 110 millions d’euros, suffira au plan de financement du projet de Saclay.

Ainsi nombre des opposant·es à la vente de ce patrimoine historique de l’agronomie française et mondiale s’interrogent aujourd’hui sur les enjeux cachés de cette vente ? Serait ce simplement une juteuse opération de spéculation immobilière de proches de la Macronie comme le sous entend l’article très complet d’Amélie Poinssot de Médiapart ?

Après le succès de la manifestation du samedi 11 septembre devant les grilles du domaines, rassemblant des personnels, des riverain·nes, des organisations syndicales, des partis politiques, des élu.e.s, des associations environnementales … un nouvel appel à manifester est lancé.

Paris, le mardi 28 septembre 2021



Appel à manifester le samedi 11 septembre à 14h contre la privatisation du Domaine de Grignon

En mars dernier, les étudiants et personnels de l’AgroParisTech se sont mobilisés contre la vente du campus de Grignon. Derrière le projet de déménagement de l’AgroParisTech sur le campus de Paris-Saclay se cache en effet la vente de ce site dédié depuis 200 ans à l’enseignement supérieur et à la recherche, de 40 000 m2 bâtis, de 300 ha de forêt et de terres agricoles, et aussi d’un site géologique mondialement connu, à des promoteurs immobiliers privés, au détriment des urgences écologiques et sociales collectives.

En août, nous apprenions que l’État avait finalement vendu ce site au promoteur Altarea-Cogedim, suite à une décision prise par un jury dont les procédures étaient totalement opaques, sans aucune concertation avec les acteurs concernés, sans considération des enjeux écologiques.

Contre cette privatisation d’un bien public et d’un site représentant de tels enjeux écologiques, pour une réelle concertation de tous les acteurs intéressés à l’avenir de Grignon comme bien commun, nous invitons à participer à la manifestation qui aura lieu samedi 11 septembre à 14h sur le site de Grignon.

Devant l’entrée du site – Avenue Lucien Brétignières – 78850 Thiverval-Grignon

Manifestation déclarée à la préfecture des Yvelines et à la mairie de Thiverval-Grignon. Rassemblement en plein air dans le respect des gestes barrières. Prises de paroles, musique, bar
Plus d’informations ici

Chaires de professeur junior : encore un passage en force !

Un des volets de la Loi de Programmation de la Recherche (LPR) est la création de « Chaires de professeur junior » (CPJ, ex-tenure tracks), présentées comme des postes de recherche et d’enseignement (64h par an) d’une durée de 3 à 6 ans pouvant déboucher sur un poste de Professeur

En réalité :

  • il s’agit de postes non titulaires et sans réelle garantie de titularisation
  • en cas de titularisation, celle-ci se fait sans qualification, voire sans HDR
  • cela se fait objectivement au détriment des postes de Maître de Conférences (903 postes MCF publiés en 2020 contre 1182 en 2016, alors que le nombre d’étudiants a augmenté de 100 000 sur la période)
  • ces postes remettent en cause les libertés académiques, car fléchés sur des thématiques « stratégiques », et avec la titularisation soumise au bon vouloir de quelques-uns.

La LPR dans son ensemble a fait l’objet d’une mobilisation sans précédent dans le monde universitaire, fin 2019-début 2020, stoppée brutalement par la pandémie. Elle a néanmoins été promulguée le 24 décembre 2020.

L’Université Paris-Saclay a mis en place un « Groupe de Travail LPR », composé en partie
d’élus, pour discuter de la mise en application de cette loi. Concernant les « Chaires de professeur junior », la position officielle de la présidence est de ne pas avoir tranché entre 3 scénarios, l’un consistant à refuser ce type de postes.

Cependant, lors d’une réunion ayant eu lieu le 8 juillet à l’UFR Science, il a été demandé aux départements de faire remonter sous deux jours ouvrés des profils de postes CPJ sur des thématiques étant « dans le cadre de la stratégie de l’université: santé, quantique, patrimoine, développement soutenable/climat ». Ces profils seront arbitrés au niveau de l’université en dehors de tout conseil (sur la base de « critères » décidés en amont en CAC), et remontés au ministère le 23 juillet. Le CA et le CAc seront consultés, mais… fin septembre.

Ce revirement soudain ferait suite à une injonction du ministère de faire remonter très rapidement des profils de CPJ, pour une mise en place en décembre. Cette manière de faire vise une fois de plus à placer les acteurs de l’université devant des choix urgents qui ne permettent pas de réfléchir collégialement aux conséquences sur le moyen et long terme. Elle participe un peu plus à la destruction du service public de l’université.

On ne compte plus les instances académiques qui se prononcent régulièrement contre la mise en place de la LPR. L’Université Paris-Saclay a le poids pour faire entendre sa voix et nous demandons à ce que celle-ci ne soit pas celle de la marche forcée imposée par le ministère, mais celle émanant de ses conseils, élus par ses personnels et usagers.

Nous avons appris qu’au moins 4 départements avaient décidé de ne pas suivre cette injonction à foncer tête baissée sous les ordres du ministère. Nous invitons à généraliser ce mouvement.

Ligne 18 : un temps de réflexion

Une tribune à lire ici et à signer


Concernant la ligne 18, pratiquement tout le monde a commencé sa réflexion par « un transport en commun, c’est très bien, cela fera moins de voiture » et « avec toutes ces installations sur le plateau de Saclay, il est maintenant très important de construire la ligne 18 ! ». Pourtant, le collectif contre la ligne 18, qui partage le souci d’accessibilité du plateau et de diminution des voitures, nous appelle à aller plus loin dans notre réflexion.

Une lettre de 4 pages, aussi factuelle et étayée que possible, suivie d’une carte et d’une annexe donnant toutes les références détaillées a donc été écrite. L’idée est de l’envoyer à nos chefs d’établissement mais elle peut aussi être une lecture intéressante pour toute personne désirant se faire une opinion argumentée sur la question de la ligne 18. La lecture de l’ensemble prend une trentaine de minutes…

La FSU vous invite à la télécharger ici. Elle peut être signée via ce formulaire.

Tribune / pétition : « Rouvrons l’Université, pour de bon ! »

Le Monde a publié lundi cette tribune intitulée Covid-19 : « La qualité de l’air à l’intérieur des universités doit être considérée comme un bien commun »

Ce texte (voir plus bas), rédigé par des enseignants-chercheurs a reçu le soutien initial d’environ 2000 collègues et étudiants.

Pour que le distanciel et les jauges partielles ne soient plus considérées comme les seules mesures possibles en cas de reprise épidémique, au mépris de la qualité de nos formations et de la santé mentale des étudiants comme des personnels, nous vous invitons à apporter vous aussi votre soutien à ce texte via ce formulaire:

C’est dès maintenant qu’il faut nous mobiliser pour que la prochaine année universitaire ne soit pas une année supplémentaire en mode dégradé.

Manifestation samedi 12 Juin pour les libertés et contre les idées d’extrême-droite

14h Place de Clichy

pour les libertés et contre les idées d’extrême droite, au départ de la Place de Clichy
à 14h. Plusieurs rendez-vous sont possibles pour s’y rendre ensemble :
– à 13h au RER Orsay-Ville ;
– dans le RER partant à 13h04 d’Orsay-Ville, voiture de tête ;
– vers 14h Place de Clichy, devant la BNP.

Nous invitons également à signer l’appel pour les libertés et contre les
idées d’extrême droite.

Conférence débat sur la banalisation des idées d’extrême droite

En visioconférence, Jeudi 10 juin, ici
12h-13h30 en présence d’Ugo Palheta, enseignant-chercheur à l’université de Lille,
auteur du livre « La possibilité du fascisme« .

MANIFESTATION samedi 12 juin contre le racisme et les idées d’extrême droite, 14h à place de Clichy

SIGNATURE DE l’appel pour les libertés, contre les idées de l’extrême droite

De plus en plus, les idées d’extrême droite se banalisent. Le parti « Les Républicains » envisagent des alliances et ne s’en cachent plus. Le gouvernement fait passer la loi sécurité globale et la loi sur le séparatisme, et supprime l’Observatoire de la laïcité. F. Vidal lance une chasse à l’islamo-gauchisme dans l’université. Olivier Faure réclame un droit de regard de la police sur la justice… S’allier avec l’extrême droite ou reprendre ses idées n’est plus un interdit.

Ce climat, imprégné d’idées d’extrêmes droites, racistes et attentatoires aux libertés a des conséquences à court terme comme on l’a vu, par exemple, avec l’attentat contre la mosquée de Bayonne mais aussi à plus long terme. Il s’incarne dans une politique du gouvernement qui encourage la haine de l’étranger et manie la matraque contre tous ceux qui se dressent contre lui.
Pour débattre de comment mettre en place une réaction forte, unitaire et rassembleuse, nous vous invitons à une conférence-débat en présence
d’Ugo Palheta, enseignant-chercheur à l’université de Lille,
auteur du livre « La possibilité du fascisme« .

Jeudi 10 juin – 12h-14hEn visio, ici
  Nous appelons aussi à
– Manifester samedi 12 juin contre le racisme et les idées d’extrême droite, 14h à place de Clichy
– Signer l’appel pour les libertés, contre les idées de l’extrême droite

Covid et CO2

Voici quelques ressources récentes sur la transmission du coronavirus, la prédominance de la voie aérienne, l’utilité des masques et de l’aération, le lien avec le taux de CO2:

  • Vidéo de la chaine Youtube « Science étonnante », basée sur un article sérieux, donnant un modèle simple de transmission aérienne et des calculs niveau L1 qui aboutissent à des seuils de concentration de CO2 qu’on comprend et qu’on peut ajuster à nos conditions.
  • Vidéo de notre collègue Jean-Michel Courty sur sa chaîne « Merci la physique » qui donne aussi des conseils concrets sur comment bien mesurer le CO2. Jean-Michel est membre fondateur de projetco2.fr, comme plusieurs collègues de notre université.
  • Enfin un webinaire ce soir spécifiquement centré sur comment enseigner à l’université en présentiel en toute sécurité:

Webinaire sur la réduction de risque de transmission par voie d’aérosol ce lundi 17 mai 2021 de 17h30 à 19h, sur la chaîne de Politique des sciences: https://www.youtube.com/watch?v=ORXVRhFgVx0
Annonce : https://pds.hypotheses.org/2868

Vaut-il mieux enseigner dans le grand volume d’un amphithéâtre ou dans de petites salles, par petits groupes ? À quoi sert d’équiper les salles de cours d’un capteur de CO2 ? Tous les masques se valent-ils pour prévenir la transmission et peut-on les réutiliser ? Les cantines universitaires sont-elles aussi sûres qu’une salle de classe ? Comment peut-on les sécuriser ? Faut-il ouvrir les fenêtres lorsqu’une salle est équipée d’une VMC ? Les purificateurs d’air ont-ils une utilité ? Comment utiliser les tests de manière optimale ? À quelles conditions pourrons-nous ouvrir, enfin, l’Université en septembre ?

Depuis un an, les consignes sanitaires pour l’université, qu’elles soient édictées par le ministère ou décrétées au niveau local, semblent toujours sorties d’un chapeau. Les mesures de CO2 dont nous réclamons la mise en place depuis la rentrée de septembre sont prétendues inutiles (comme les masques quand il n’y en avait pas).

Reprenons en main notre sécurité sanitaire et celle de nos étudiants, en commençant par nous auto-former sur la question.

MANIFESTATION DU 1er MAI



Rendez-vous à 13h45 place de la République, à l’angle est (Avenue de la République) ou dans la voiture de tête du RER qui passe à 13h04 à Orsay ville. 

Après une année passée dans le distanciel auquel s’est ajoutée la précarité pour beaucoup, étudiant·es et personnels sont épuisés et n’en peuvent plus !
Revendiquons ensemble un service public de l’enseignement supérieur et de la recherche : des postes et des moyens pérennes pour étudier et enseigner en sérénité.
Rendez-vous samedi 1er mai à la manifestation de convergence des luttes et pour les libertés, car la précarité et les restrictions touchent tout le monde.Rendez-vous à 13h45 place de la République, à l’angle est (Avenue de la République) ou dans la voiture de tête du RER qui passe à 13h04 à Orsay ville.