Visite d’E. Macron à Paris-Saclay

Il y a  10 ans, N. Sarkozy était venu à l’université Paris Saclay. Les personnels avaient été prévenus. Certain.e.s avaient même été invité.e.s à écouter son discours. Forcément, des personnels et des étudiant.e.s en désaccord avec la politique de précarisation et de concentration des moyens qui se mettait déjà en place à l’époque ont voulu manifester leur désaccord banderoles et slogans à l’appui. Sans surprise, les forces de l’ordre ne les avaient pas laissé.e.s rencontrer le président, mais leur expression avait pu exister…

Cette année, à nouveau, un président est venu visiter notre université d’excellence. Mais, manifestement, ce n’est plus une fierté puisque cette information a été maintenue secrète pour les personnels et les étudiants même après qu’elle a été rendue officielle sur l’agenda présidentiel, et le détournement du bus a été annoncé pour des raisons de travaux (les autres routes barrées n’étant même pas annoncées). Résultat, des étudiant.e.s et personnels sont venu.e.s, des examens, des TPs ont été organisés sans que personne ne soit au courant au risque…- de se trouver pris dans des bouchons inhabituels et exceptionnellement longs
– même à pied, de se voir refuser le passage vers son lieu de travail ou d’examen- de se faire contrôler, photographier, ficher par les forces de l’ordre, à l’intérieur même du campus. Qu’est devenue la franchise universitaire ? On rappelle de plus que certains de nos étudiants étrangers sont en attente de renouvellement de leur titre de séjour, et viennent sur notre campus pour étudier, pas risquer de se faire expulser.
– de se faire reconduire manu militari à l’extérieur du campus plutôt que de pouvoir rejoindre sa salle de cours ou son labo après dispersion de la manifestation.

Le communiqué de presse intersyndical envoyé jeudi soir peut être trouvé ici.

Complément ajouté le 1/2/2021: un message de la Société Mathématique de France

Élections à l’École universitaires et aux « Graduate Schools »

Vous êtes invités à voter pour les conseils de l’école universitaire de premier cycle (EUPC) et des  « graduate schools » (GS). Ces conseils seront importants pour la mise en place de l’Université Paris-Saclay, à la fois du coté formation et recherche.

Pourtant, l’organisation laisse à désirer  :

Un périmètre mal défini : Faute d’un recensement idoine des personnels,  il n’y a pas de liste électorale par Graduate School. En conséquence :

  • Pas de communication ciblée possible : chaque électeur doit chercher listes et profession de foi sur un site global peu commode.
  • N’importe qui peut voter pour n’importe quelle GS : ce point est fort embêtant et peut conduire à des arrangements électoraux.

Une communication déficiente :   Faute d’explication en amont l’électeur comprend mal  cette élection. On note  :

  • Une communication officielle indigente sur le rôle des GS/EUPC et les prérogatives de leurs conseils.
  • Une communication par les candidats très encadrée: aucun publipostage électoral via des listes de diffusion officielles n’est autorisé car, en l’absence de liste de diffusion propre à chaque GS, on a craint une avalanche de mails ingérable…
  • Les soutiens syndicaux aux listes ne sont mentionnés que très tardivement lors de la procédure de vote. Comment deviner que la CGT et la FSU soutiennent les candidats UHDE ?
  • Si l’affichage sur le campus est autorisé, on comprend aisément qu’il ne convient pas compte tenu de la situation sanitaire.

Des élections parfois sans candidat : le  flou de ces nouvelles instances et du mode électoral est largement responsable du faible investissement et de la difficulté à constituer des listes.

  • In fine beaucoup de listes sont incomplètes et pour certains scrutins il n’y a  aucun candidat.
  • Les listes de l’UNEF ont été rejetées : De très nombreuses listes ont pu être corrigées après l’heure limite de dépôt. Cela n’a pas été permis à l’UNEF sous prétexte que leur fichier ZIP était totalement vide, ce qui est une erreur technique comme une autre, corrigée en moins de 3h. Conclusion, l’UNEF n’a pas été autorisée à se présenter à l’EUPC et aux  GS.  Incompréhensible !

Malgré tout cela, voire à cause de tout cela, pour des élus défendant une réelle démocratie universitaire, VOTEZ !

AG et manifestation le 26 Janvier

Les décisions sur les modalités d’enseignement au second semestre varient continuellement et sont annoncées à la dernière minute (« Le moment où le décret sort, il faut que ce soit au moins la veille du jour où les choses sont mises en place. » – E. Macron), avec dans tous les cas très peu de place pour le présentiel. Lors de sa visite surprise à l’Université Paris-Saclay le 21 janvier, Emmanuel Macron n’a annoncé que 20% de présence pour chaque étudiant sur la base du volontariat, et ceci sans moyen. Il s’est par ailleurs contenté d’ajouter que « C’est à vos profs de gérer » (une fois de plus).

Étudiant·e·s et enseignant·e·s sont épuisé·e·s et isolé·e·s derrières leurs écrans. Quelles conditions sont envisageables et souhaitables pour le second semestre ? Avec quels moyens ? Quel sens donner aux études, aux enseignements, aux évaluations ?

À l’université, l’apprentissage se fait aussi au contact de pairs, grâce à la confrontation d’idées, à l’apprentissage du travail en équipe… C’est aussi ce pan de leurs études ainsi que l’ensemble des liens qu’ils et elles pourraient tisser à l’université dont sont privé·e·s les étudiant·e·s. Quelles modalités de reprise pour leur permettre de retrouver une vie sociale ?

Pour discuter de ces questions, nous vous invitons, étudiant·e·s, personnels techniques et administratifs, enseignant·e·s et chercheur·se·s, à une AG lundi 25/1 à 12h15 en visio ici
En protestation contre les nombreuses injustices sur les conditions d’enseignement, le manque de postes et de moyens, une manifestation aura lieu mardi 26/1 au départ de Luxembourg à 13h. Il y aura un départ groupé au RER Orsay Ville à 12h35.