Avis de Poléthis sur les partenariats de recherche entre l’université Paris-Saclay et les universités israéliennes

Nous vous transmettons cet avis du Conseil pour l’éthique de la recherche et l’intégrité scientifique de l’université Paris Saclay qui a travaillé sur la question des partenariats avec les universités israéliennes à la demande de la présidence. Il est maintenant crucial que soit discutée son application dans toutes les composantes, établissements-composantes et universités membres associées de l’université Paris Saclay

Ci-dessous vous trouverez les recommandations. L’avis complet est disponible ici.

Recommandations de Poléthis à la suite de l’avis motivé

Poléthis considère qu’il existe un risque identifié de non-conformité entre les pratiques et comportements des universités israéliennes et les principes éthiques universitaires. Poléthis
recommande que l’université Paris-Saclay :
1. Procède à un examen approfondi de ses partenariats avec les universités israéliennes, afin de vérifier leur conformité avec les valeurs universitaires.
2. Suspende, le temps de cet examen, ses partenariats avec les universités israéliennes et n’en établisse pas de nouveaux. L’invitation de représentants d’universités israéliennes à des événements scientifiques organisés par l’Université Paris-Saclay doit également être suspendue.

Ces mesures ne concernent pas les échanges et collaborations avec des étudiants et chercheurs israéliens à titre individuel, sous réserve qu’ils respectent les principes éthiques universitaires et que les interactions avec eux n’engagent pas leur institution.

La FSU condamne l’intervention policière sur le campus D’AgroParisTech

La FSU dénonce l’intervention policière qui a eu lieu le samedi 24 janvier 2026 dans les locaux d’AgroParisTech pour déloger les étudiant·es mobilisé·es pour une meilleure prise en compte des enjeux agroécologiques et contre  l’entrisme de l’agrobusiness, et qui occupaient pacifiquement l’école depuis le 20 janvier. 

Le directeur général de l’enseignement et de la recherche (DGER) du ministère de l’Agriculture avait dès jeudi refusé de recevoir et d’engager des négociations avec les étudiant·es mobilisé·es, sauf à ce qu’elles et ils lèvent l’occupation. Le directeur a choisi de faire appel aux forces de l’ordre, conformément à l’article 10 du décret n°2006-1592 du 13 décembre 2006 portant création de l’Institut national des sciences et industries du vivant et de l’environnement (AgroParisTech) : le directeur “assure le maintien de l’ordre et de la sécurité au sein de l’établissement et peut faire appel à la force publique”. Il porte donc l’entière responsabilité de cette intervention au petit matin. Plutôt que le dialogue, il a choisi le recours à la force. Ce n’est pas acceptable. 

La FSU apporte son soutien à l’ensemble des étudiant·es mobilisé·es. La FSU demande que le DGER les reçoive dans les plus brefs délais et qu’il entende leurs revendications.

Deux visions de Paris-Saclay

L’année 2026 sera déterminante pour l’avenir de Paris Saclay. Suite au vote du CA de décembre 2025 du « design institutionnel », la commission des statuts va se réunir fin janvier, l’HCERES va évaluer le projet et chaque composante va devoir se prononcer.  Depuis l’élection des membres du CA (Conseil d’Administration) de l’Université Paris-Saclay en 2024 deux visions s’affrontent pour son futur et celui des établissements qui en font partie. 

Une vision humaniste et inclusive qui défend une université démocratique et l’intégration de tous pour assurer les missions de l’enseignement au plus grand nombre et maintenir une recherche de très haut niveau international. 

L’autre vision veut faire de Paris-Saclay une université élitiste en mettant sur le banc, voire en se séparant des éléments jugés les moins performants. Elle préfère une direction dans laquelle les élus ne sont qu’une caution démocratique et les conseils des chambres d’enregistrement. C’est le projet auquel Camille Galap s’est rallié après avoir juré d’écouter tout le monde.

Actuellement, la vision inclusive est défendue par 2/3 des élu.es du CA (12 sur 18) alors que la vision élitiste est majoritairement soutenue par des personnalités extérieures non-élu.es qui sont également 18 et qui, pour beaucoup, ont été désignées par les membres du CoDir (Comité de Direction de Paris Saclay, qui regroupe les directeurs des établissements et des composantes).

Cette opposition se focalise actuellement sur quatre points essentiels :

1- Positionnement des deux universités d’Evry et Versailles-Saint Quentin

– Vision élitiste : 

        La proposition est de satelliser ces deux universités au sein d’une alliance et donc de ne plus les intégrer dans Paris-Saclay. Les personnels et étudiants de ces deux universités ne seraient donc plus automatiquement ni électeurs ni éligibles aux conseils et en particulier au CA de Paris-Saclay alors même que ces établissements sont fondateurs et qu’ils ont accepté de mettre leurs écoles doctorales et leurs masters dans Paris-Saclay.

– Vision inclusive :

        Nous proposons que ces deux universités restent dans Paris-Saclay. C’est le modèle qui a été testé et qui a très bien fonctionné. Ainsi, comme c’est le cas actuellement, tout le monde est électeur et éligible dans les conseils.

2-Gouvernance du périmètre employeur (ex université Paris Sud)

Pour remédier au fait qu’aujourd’hui des points cruciaux comme la politique de recrutement ou le budget du périmètre employeur sont décidés par le CA de Paris-Saclay dans lequel siègent des personnes extérieures au périmètre employeur alors que les autres établissements universitaires ou écoles ont leur propre organe de gouvernance.

– Vision élitiste :

        Les membres du CA de Paris Saclay issus du périmètre employeur formeraient un CA restreint qui traiterait des sujets spécifiques à ce périmètre. La version du projet présenté par la présidence ne précise pas les prérogatives de ce CA restreint. Il est à craindre que des verrous juridiques n’autorisent qu’une très faible délégation de pouvoir.  

– Vision inclusive :

        Chaque établissement, dont le périmètre employeur, conserve ses prérogatives, en particulier concernant les postes et les budgets.

3-Personnalités extérieures nommées au CA

– Vision élitiste :

        Maximiser le nombre de ces personnalités extérieures (la moitié des membres) et qu’elles soient choisies par le CoDir, ce qui a comme effet mécanique de permettre au CoDir et à la présidence de faire du CA une chambre d’enregistrement. Cet effet est présent dans tous les établissements ayant beaucoup de personnalités extérieures, indépendamment de la qualité de ces personnalités. Ce modèle avec la moitié de personnalités extérieures a été testé et a généré la « crise institutionnelle » de 2024.

Lors des CA de cette mandature, depuis 2024, le nombre d’interventions des élu.e.s est de 480 alors que les personnalités extérieures en cumulent seulement 90, elles recourent aussi plus souvent à des procurations pour leurs absences (49 procurations contre 30 pour les élu.es)  ce qui illustre leur représentation disproportionnée dans le schéma actuel.

– Vision inclusive :

        Limiter le nombre de personnalités extérieures à 1/3 des membres, qu’elles soient proposées pour moitié par les élus et pour moitié par le CoDiR et qu’elles ne participent pas à l’élection du/de la président.e.

4-Rôle du CoDir

– Vision élitiste :

        Le CoDir a un rôle exécutif, rôle éminemment important et fondamental. Actuellement avec le nombre de personnalités extérieures et leur mode de désignation, le CoDir a aussi un rôle législatif qu’il ne devrait en aucun cas avoir. Regrouper le pouvoir exécutif et législatif est toujours un mauvais symptôme pour la santé de toute démocratie.

        Actuellement, sur beaucoup de sujets à voter en CA, le CoDir se réunit avant et une proposition toute ficelée arrive en CA, sans possibilité de discuter de propositions alternatives.

 – Vision inclusive :

        Le CoDir présente au CA les directions qui lui paraissent pertinentes, et ce sont les membres du CA qui élaborent les textes et les votent.

Déjà 10 000 réponses … mais il faut aller plus loin pour parler du travail dans les services publics !

En ce début d’année, la FSU de Paris Saclay vous souhaite le meilleur pour l’année 2026.

Nous en profitons pour relayer l’enquête du collectif « Nos services publics » détaillée ci-dessous.

Bonjour à toutes et à tous,

Le 16 octobre dernier, le collectif Nos services publics a lancé une grande enquête sur la hiérarchie et le management dans les services publics. Nous avons reçu près de 10 000 réponses en moins de deux mois. Cet élan montre bien l’urgence de parler du travail des agent.e.s dans les services publics. 

👉 Pourquoi participer ?

  • Parce que les pratiques managériales actuelles sont souvent dictées par des baromètres, des indicateurs et des injonctions à la productivité. Il est temps de dire ce que cela produit dans le quotidien des agent.e.s.
  • Parce que les conditions de travail se dégradent depuis des années, dans un climat de stigmatisation des fonctionnaires. Cette enquête est une alerte, un outil pour rendre visibles ces réalités.
  • Parce que c’est un premier pas pour retrouver du dialogue, partager des expériences, et construire ensemble des alternatives au management subi.
  • Parce que chaque réponse nourrit une dynamique collective : au niveau local, dans les services, et au sein du débat public.

➡️ Prenez 15 minutes pour répondre 

En participant, vous contribuez à ouvrir une discussion essentielle : qu’est-ce que encadrer le travail dans les services publics ? Comment redonner du sens et de la responsabilité aux agent.e.s ?

Votre parole compte. Elle peut faire bouger les lignes. Grâce à votre participation, nous pourrons construire et partager une vision collective de ces enjeux.

Je participe à l’enquête ici

Objectif : 20 000 réponses avant fin janvier. 

Si vous avez déjà répondu, nous avons également besoin de vous pour diffuser l’enquête. Voilà quelques défis à relever : 

Défi 1 min : Le message éclair 

Envoyez le lien de l’enquête à trois personnes de votre entourage (famille, amis, collègues) avec une phrase personnelle sur pourquoi vous y avez participé.

Défi 3 min : Le partage collectif 

Postez le lien de l’enquête sur votre groupe WhatsApp, Signal ou Messenger d’équipe. Voyez combien de réponses vous pouvez déclencher ensemble.

Merci beaucoup par avance pour votre participation et votre aide, 

A très bientôt,

L’équipe du collectif Nos services publics 

Collectif d’agent·es publics, de citoyennes et de citoyens, le collectif Nos services publics a pour objectif de reprendre la parole, de l’intérieur, sur le sens des services publics et de leurs missions. 

Futur de Paris Saclay – Vote des élus UHDE

Vos représentant.es élu.es au conseil d’administration  sur la liste UHDE (pour une Université Humaniste, Démocratique et Écologique) soutenue par la FSU et la CGT se sont prononcés contre le projet institutionnel proposé par la présidence mardi 2 décembre dernier.

Il en est de même de la majorité des représentant·es élu·es des personnels et étudiant·es, dont douze représentant.es sur dix-huit ont voté contre.

Le résultat du vote, 21 voix pour, 14 contre et 2 abstentions montre qu’une fois de plus une décision cruciale pour l’avenir de l’Université Paris Saclay a été adoptée grâce aux membres nommés alors que les deux tiers des membres élus a voté contre.

Par leur vote, vos représentant.es UHDE ont voulu souligner les points suivants :

* Ils et elles considèrent que la démocratie à l’université, c’est au moins 66% d’élu.es au conseil d’administration, comme le prescrit le Code de l’éducation pour les universités, et non pas 50% comme le prévoit le projet de la présidence.

* Ils et elles considèrent qu’au regard du nombre de formations opérées par les Universités de Versailles et d’Évry aujourd’hui accréditées par Paris Saclay, les personnels et les étudiant.e.s de ces deux universités doivent être représenté.es au conseil d’administration, comme le sont celles et ceux des écoles.

Le projet « d’Alliance » présenté par la présidence de Paris Saclay marginalise de fait les deux universités : elles seraient représentées uniquement par leurs président·es, ce qui ne saurait se substituer à des élu.es du personnel et des usager·ères.

* Ils et elles considèrent que les composantes universitaires issues de l’ex-université Paris-Sud doivent avoir une réelle autonomie dans les décisions qui les concernent, et en particulier reprendre leurs prérogatives quant aux compétences essentielles que sont la politique de recrutement et le contrôle de son budget. Au contraire, le conseil spécifique des composantes universitaires prévu par le projet de la présidence n’aura aucun pouvoir ni aucune réelle autonomie.

Fidèles à leurs principes, vos élu.es de la liste UHDE, soutenu.es par la FSU et la CGT continueront à défendre une université démocratique et inclusive, seule garante d’une construction et d’une transmission des connaissances de qualité.

Lettre ouverte des présidents des Universités d’Evry et d’UVSQ

Au Conseil d’Administration de demain,  mardi 2 décembre, sera discuté le projet de design institutionnel proposé par la présidence de l’Université Paris Saclay. Depuis des mois, les élu.es UHDE alertent sur ce projet et essaient de proposer des alternatives. Les présidents des Universités d’Evry et d’UVSQ ont écrit une lettre ouverte qui soulève aussi des questions sur ce projet. La voici pour votre information.

Chères et Chers Collègues,

Je vous joins une lettre cosignée par le Président de l’Université Versailles Saint-Quentin (UVSQ) et le Président de l’Université Evry Paris-Saclay.

Loïc JOSSERAN, Président de l’UVSQ et moi-même souhaitons un sursaut de la gouvernance de l’Université Paris-Saclay pour préserver le collectif en associant véritablement toutes les parties prenantes et trouver des compromis favorisant une réussite du projet à moyen et long terme. Cette lettre vient après de nombreux efforts pour instaurer un dialogue respectueux des institutions des trois universités. 

Nous avons fait le choix de la présenter et de la discuter en Conseil d’administration ce mardi 18 novembre, en présence de Loïc JOSSERAN. Et c’est dans une démarche de transparence que je vous la transmets.

Les personnels de l’Université Evry Paris Saclay sont collectivement attachés au projet du Grand établissement, et nous y prenons pleinement part comme le démontre notre représentation dans les différentes instances.

A regret, aujourd’hui les conditions d’un travail collectif ne sont pas réunies pour faire aboutir le projet au regard de nos valeurs et des ambitions communes.

Dès 2023, nous nous sommes mobilisés avec la précédente présidence de Paris-Saclay, exercée par Estelle IACONA, afin d’opérer une sortie de l’établissement expérimental vers le Grand établissement. Ce travail conséquent nous avait permis d’aboutir à un schéma quasi définitif, qui a connu un temps d’arrêt en raison de la crise institutionnelle de l’Université Paris-Saclay. Les élections de janvier 2024 ont modifié les équilibres au sein des instances de l’Université Paris-Saclay, particulièrement au sein du CA. Nous avons fait le choix d’accompagner la volonté de redonner une part de compétences plus grande et plus visible au périmètre employeur de Saclay.

En parallèle, la gouvernance d’Evry a insisté sur l’importance de conserver la trajectoire du projet fondé sur le respect des différents établissements, une élaboration collective de la sortie du projet et le maintien d’une formation commune et d’une recherche unifiée sous la marque Université Paris-Saclay.

Malgré nos avertissements et nos oppositions, le projet a évolué en profondeur, en étant mis parfois devant le fait accompli :

  • Remise en cause des licences communes portées par les équipes pédagogiques;
  • Remise en cause de l’accréditation par l’Ecole universitaire premier cycle aussi, écartant le premier cycle d’Evry Paris-Saclay d’une intégration dans l’Université Paris-Saclay;
  • Modification de la composition du Conseil d’administration. Les personnels de l’Université Evry Paris-Saclay et de l’UVSQ ne sont plus électeurs ni éligibles. La contrepartie était la présence des deux présidents des Universités membres associés (UMA) dans le Conseil d’administration. Quelques heures avant la présentation du projet au mois de juillet, nous avons appris que les présidents ne participeraient pas à l’élection du Président de l’Université Paris-Saclay.

Le CA de l’Université Paris-Saclay devait se prononcer le 8 juillet sur le design institutionnel, incluant l’architecture institutionnelle du futur grand établissement. Dans un souci de construction, les présidents des deux UMA n’ont pas bloqué le processus démocratique, dont les résultats témoignent d’une incompréhension des votants : 17 voix pour, 15 voix contre, 5 abstentions. En réponse, la Gouvernance de Paris-Saclay s’est engagée à mettre en place une méthode plus concertée. A ce jour, elle n’est pas arrivée, bien au contraire. 

Un nouveau document va être débattu mercredi soir, 19 novembre 2025, pour compléter le design institutionnel du 8 juillet 2025. Les présidents des deux UMA n’ont pu en prendre connaissance que le vendredi 14 novembre, dans un délai insuffisant pour en débattre avec les instances centrales de nos établissements respectifs, sachant que les marges de manœuvre sur l’évolution du document sont réduites.

Le document qui sera présenté accentue un déséquilibre des pouvoirs au détriment des UMA. 

Ainsi, sans échanges approfondis, le nom d’usage de l’Université Evry Paris-Saclay est remis en cause, la signature commune des articles scientifiques est conditionnée, la capacité des personnels des UMA à être correctement représentés à la CFVU, CR et CAc de Saclay disparaîtrait  alors que tous les masters et les doctorats d’Evry et de Versailles sont accrédités Paris Saclay et que l’avenir des diplômes y sont discutés.

Un équilibre est encore possible à la condition d’accepter de considérer chaque établissement comme un partenaire à part entière et en lui garantissant les moyens de participer réellement à la prise de décision. Ceci passe par un changement de méthode et des évolutions sur le Design institutionnel. 

Je vous souhaite une bonne fin de journée.

Manifestation Palestine – 29 Novembre 14h République

À l’occasion de la Journée internationale de solidarité avec le peuple palestinien, instaurée par les Nations unies, la FSU appelle à se mobiliser à Paris, le 29 novembre, pour participer à une grande manifestation nationale.Cette initiative, lancée par l’Association France Palestine Solidarité (AFPS), rassemble plus de 70 organisations.

Le 29 novembre, toutes et tous à Paris pour la Palestine !Rassemblement à 14h place de la République

Contre le patriarcat, ni oubli, ni silence, marchons contre les violences le 25 Novembre 2025

Journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes 

et grève féministe

Rassemblement organisé par l’intersyndicale régionale contre les VSS au travail 

Mardi 25 novembre 2025 Fontaine des innocents – Place Joachim du Bellay à 18h 

 ___________________________________________________________________________________

Un.e étudiant·e sur 10 déclare avoir subi des violences sexuelles dans l’enseignement supérieur, et 1 sur 20 un viol [1]. Le rapport social unique du ministère fait quant à lui état de 102 signalements en 2023 (violences sexuelles, sexistes et harcèlement), dont 80% faits par des femmes. Si ces chiffres ne recouvrent pas l’ensemble des cas car nombre de victimes continuent à ne pas oser parler, et plus encore à ne pas oser faire des signalements, ils disent combien la situation est endémique. Elle doit être améliorée.

On ne peut que dénoncer une absence de financement réel pour le plan national d’action 2021-2025 contre les violences sexistes et sexuelles (VSS) dans l’enseignement supérieur et la recherche (ESR)Sans moyens humains et financiers, la lutte contre les VSS dans l’ESR reste un slogan vide. Les 14 millions d’euros prévus à cet effet n’ont pas été intégralement dépensés, et depuis 2023, les missions égalité des établissements n’ont reçu aucun soutien financier. Conséquence directe : certains établissements ont été contraints de fermer leurs dispositifs de signalement faute de ressources malgré l’obligation faite par la loi de transformation de la fonction publique (2019) de les mettre en place. Un bilan transparent du plan VSS 2021-2025 doit absolument être rendu public, et les fonds non dépensés réalloués à cette lutte.

Des solutions existent pourtant, si elles sont portées politiquement : pérennisation des postes dans les missions égalité (titularisation ou « CDIsation » des personnels), création de postes à temps complets dédiés dont le nombre doit tenir compte des effectifs des établissements, formation et accompagnement psychologique (si besoin) des personnes en charge des signalements. Et concernant les agent·es victimes, la reconnaissance en accident de service/travail et la protection fonctionnelle sont indispensables. L’évolution des procédures disciplinaires doit renforcer les droits des victimes et garantir des sanctions dissuasives, en premier lieu dans les établissements où, trop souvent, les membres des sections disciplinaires ne sont pas formés

Les violences faites aux femmes et aux filles s’enracinent dans un système qui traverse toutes les sphères de la société : le patriarcat, fondé sur la hiérarchisation des sexes et l’appropriation des corps. Ces violences masculines sont documentées mais dramatiquement ignorées par les pouvoirs publics. Chaque année, en France, environ 160 000 enfants sont victimes de violences sexuelles dont 81 % de filles. Selon le rapport de la CIIVISE et celui du Haut comité à l’égalité (HCEf/h) seule 1 victime sur 4 en parle et moins d’1 plainte sur 10 aboutit à une condamnation.

La FSU dénonce les politiques austéritaires menées qui creusent les inégalités et renforcent les injustices et les discriminations. Avec le projet de budget de 2026 les femmes subissent les conséquences les plus lourdes : elles sont en première ligne de l’affaiblissement des services publics en tant qu’agentes et comme usagères, les différentes conséquences de restriction budgétaire accentuent leur précarité. Dans un contexte d’augmentation des féminicides il y a urgence à renforcer les services publics sociaux, hospitalier, de santé, justice et police afin que chaque plainte soit instruite par des agent.es formé.es aux VSS et les victimes accompagnées. Les associations féministes, essentielles à la protection des femmes victimes de violences, voient, elles aussi, leurs moyens fondre alors qu’elles pallient les carences de l’État. Revendiquer un budget égalitaire, fondé sur les besoins réels, est une urgence politique et sociale.

Pour la FSU, le 25 novembre n’est pas un jour symbolique, mais une journée de lutte et de mobilisation mondiale : celle des femmes unies pour mettre fin à toutes les formes de violences sexistes et sexuelles.

____________________________________________________________________

[1] Baromètre 2023 des violences sexistes et sexuelles dans l’enseignement supérieur :

https://observatoire-vss.com/wp-content/uploads/2023/04/Rapport-detaille-Barometre-2023-des-violences-sexistes-et-sexuelles-dans-lEnseignement-superieur.pdf

Assemblée générale le 29, grève et manifestation le 2

JEUDI 2 OCTOBRE

Pour la justice sociale, fiscale et environnementale, grève et manifestation dans tout le pays

LUNDI 29 SEPTEMBRE – Pour préparer la journée du 2 octobre

Assemblée Générale de Saclay en Lutte – au Bat. Hbarre, sur le plateau, à 18h

Retrouver le tract intersyndical et celui de Saclay en Lutte ci-dessous.

Nous étions un million dans la rue le 18 pour faire suite aux mouvements du 10/09. Cette initiative populaire et spontanée doit continuer et faire boule de neige. Écris la suite, ose faire grève : c’est ton droit !


Tract intersyndical

Aucune réponse concrète aux attentes du monde du travail : l’intersyndicale appelle à une mobilisation massive le 2 octobre !

Après la réussite de la mobilisation interprofessionnelle du 18 septembre, l’ensemble des organisations syndicales avait posé un ultimatum. Elles ont été reçues ce matin par le Premier ministre, pour obtenir des réponses concrètes aux revendications exprimées par les travailleuses et les travailleurs.

L’intersyndicale déplore une occasion manquée. Après un long échange avec le Premier ministre sur les enjeux qui se posent pour le monde du travail, aucune réponse claire n’a été apportée à la colère des salarié·es, agent·es, demandeurs·euses d’emploi, jeunes, retraité·es …

Le Premier ministre a expliqué qu’il n’était pas en mesure de connaître la copie finale du budget 2026 qui sera adoptée par le Parlement, alors que l’intersyndicale attendait au moins des pistes sur une copie initiale. Ni rupture avec les mesures présentées en juillet, ni engagement sur ce que pourraient être des mesures de justice sociale et fiscale.

Le monde du travail a assez souffert et c’est pourquoi l’ensemble des organisations syndicales appelle à amplifier la mobilisation lors d’une nouvelle journée d’action et de grève interprofessionnelle le jeudi 2 octobre prochain pour exiger :

  • L’abandon de l’ensemble du projet de budget et notamment le doublement des franchises médicales, l’année blanche (désindexation des pensions, des prestations sociales, des salaires des agent·es de la fonction publique et du budget des services publics), la suppression de 3000 postes de fonctionnaires
  • et la réforme de l’assurance chômage, ainsi que des projets attaquant le code du travail, et le 1er mai ;
  • La justice fiscale, avec la mise en place de dispositifs qui taxent les gros patrimoines et les très hauts revenus, et contraignent le versement des dividendes ;
  • La conditionnalité sociale et environnementale des 211 milliards d’euros d’aides publiques aux entreprises privées ;
  • Des moyens budgétaires à la hauteur pour les services publics partout sur le territoire ;
  • Une protection sociale de haut niveau et l’abandon du recul de l’âge légal de départ à la retraite à 64 ans ;
  • Des investissements dans une transition écologique juste et la réindustrialisation de la France, et des mesures contre les licenciements.

Pour préparer et réussir les grèves et manifestations du 2 octobre, les travailleuses et travailleurs et leurs syndicats maintiendront la pression et leurs revendications salariales par des actions dans les entreprises, les services et administrations, par différentes initiatives, organisations de réunions d’information, assemblées générales du personnel…
Les organisations syndicales conviennent d’ores et déjà de se revoir très rapidement.


Tract de Saclay en Lutte