1er mai – Manifestation – 14h30 République

Pour un départ collectif, rendez-vous

13h30 à orsay  ville (pour prendre le RER de 13h33) puis en tête de train dans les gare qui suivent

14h30 à République, au coin du Bd Voltaire (on part par le Bd du Temple).

Le 1er mai, journée internationale des travailleurs et travailleuses, intervient cette année dans un contexte de plus en plus marqué par des guerres terriblement meurtrières, notamment en Ukraine et en Palestine. Nos organisations réaffirment leur engagement pour une paix juste et durable dans le cadre du droit international, qui ne peut se faire aux conditions de l’agresseur. 

En France, Emmanuel Macron et son gouvernement accentuent les politiques d’austérité. Alors que les entreprises bénéficient de milliards d’euros d’aides publiques sans contreparties, que leurs actionnaires se servent chaque année des dividendes records le pouvoir exécutif multiplie les milliards « d’économies budgétaires ». Outre la poursuite de la casse de nos systèmes de sécurité et de protection sociales, c’est l’ensemble des services publics qui est visé. 

À l’évidence, le pouvoir en place attaque l’ensemble du monde du travail qu’il s’agisse des personnes privées d’emploi ou des salarié·es. Les missions et les moyens des trois versants de la Fonction publique et les situations faites aux agentes et les agents sont au premier rang de ces attaques inacceptables.

Alors que de nombreux services sont déjà réduits à l’os, que la qualité du service public et les conditions de travail des agent·es ne cessent de se dégrader, ce ne sont pas moins de 20 milliards d’euros de coupes budgétaires qui vont être effectuées sur 2024. 2025 s’annonce au moins aussi redoutable.

Alors que les personnels subissent une nouvelle et importante baisse de pouvoir d’achat sur 2022 et 2023 (5 % d’augmentation générale pour 10 % d’inflation), Stanislas Guérini confirme qu’il n’entend procéder à aucune mesure salariale générale dont notamment aucune revalorisation de la valeur du point d’indice. Pour nos organisations, l’année 2024 ne saurait être une année blanche en matière de revalorisation salariale !

Alors qu’aucune organisation syndicale n’en est demandeuse, le projet de loi Fonction publique porté par Stanislas Guérini promeut un prétendu mérite et aggrave les conditions de développement du clientélisme et de l’arbitraire dans les déroulements de carrières et les rémunérations individualisés, vise à faciliter le licenciement, tout cela dans un calendrier relevant d’un passage en force… pour rogner encore les garanties protectrices des personnels et de l’intérêt général.

Opposées à ces politiques nocives, nos organisations syndicales portent et affirment que des mesures alternatives sont indispensables, possibles et finançables.

Face au refus réitéré du pouvoir exécutif d’apporter des réponses à nos revendications, l’heure est à la mobilisation.

4 avril – Journée Blanche Nationale organisée par le Collectif 384

La FSU soutient la Journée Blanche Nationale organisée par le Collectif 384 : 

Mobilisation pour l’alignement des primes dans l’Enseignement Supérieur et pour une réforme réaliste et juste du statut des enseignants effectuant un service de 384 heures devant étudiants. Le Collectif 384, syndicat de tous les personnels de l’enseignement supérieur annonce la tenue d’une journée blanche le 4 avril 2024, avec des regroupements dans les différentes universités françaises et un regroupement national à l’Université Paris-Saclay. Cette journée d’action vise à rappeler au ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche les revendications essentielles du Collectif 384, notamment l’alignement des primes et une participation effective à la discussion sur la réforme du statut des enseignants du supérieur à 384H (ES). 

Date : 4 avril 2024, à partir de 12h45
Lieu : Université Paris-Saclay, bâtiment 335, rue Pierre de Coubertin, 91140 Bures-sur-Yvette

Le Collectif 384 appelle tous les collègues et membres de la communauté universitaire à se joindre à cette journée de mobilisation. La participation à une journée blanche, ainsi que la présence au rassemblement à l’Université Paris-Saclay, sont des moyens concrets de montrer notre détermination collective à faire avancer nos revendications pour des conditions de travail et de rémunération justes et équitables.

À propos du Collectif 384 :
Le Collectif 384 est un syndicat des personnels de l’enseignement supérieur qui défend les droits et le statut des personnels de l’enseignement supérieur public. Depuis sa création, le collectif 384 œuvre pour l’amélioration des conditions de travail de ses membres et plus particulièrement pour la reconnaissance statutaire et financière des ES dans l’enseignement supérieur et la recherche (ESR). Le collectif 384 imagine l’ESR comme une grande famille au sein de laquelle il ne doit pas être fait de différences entre les enfants. Il réclame des primes identiques entre ES et EC ainsi qu’une vraie reconnaissance du travail essentiel et de qualité réalisé par les ES pour la maison commune (ESR). Il tente notamment depuis de nombreux mois, de faire reconnaître, comme partie intégrante de l’ESR, les enseignants du supérieur à 384H qui assurent une très large partie des enseignements du supérieur (autour de 40%). Cette reconnaissance se doit d’être statutaire et financière. Le collectif souhaite l’équité et la justice entre les personnels afin que l’ESR reste équilibré et éviter ainsi les tensions néfastes entre les personnels.

Pour les carrières et les rémunérations – Manifestation mardi 19 mars – 14h Luxembourg

Face aux attaques d’E. Macron, les organisations syndicales de l’ESR appellent à une journée de mobilisation et de grève le 19 mars

Les organisations syndicales de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche signataires condamnent l’absence de toute perspective de mesures générales d’augmentation des rémunérations dans la fonction publique dans un contexte d’inflation encore soutenue. Elles demandent l’ouverture sans délai de négociations pour améliorer les carrières et prendre des mesures générales pour les salaires, notamment en revalorisant le point d’indice et en l’indexant sur l’inflation, dans un contexte d’effondrement du niveau des rémunérations des agent·es publics. Les enjeux de carrières, la concurrence dans la recherche, la charge de travail, le manque de personnel, la précarité des statuts, l’absence de perspectives pour les doctotant·es et post doctorant·es, etc,.dégradent les conditions de travail, d’études et la santé des étudiant·es et des personnels de l’ESR dont nos employeurs ont la responsabilité.

Les attaques contre le service public de l’ESR se multiplient :

  • soutien affirmé au développement des formations privées et sous-financement des établissements de l’ESR public, encore accentué par la décision du gouvernement de
  • diminuer de 10 Mds d’€ les dépenses de l’État, dont près de 1 Mds d€ prélevés sur l’enseignement supérieur et la recherche !
  • libertés académiques bafouées ;
  • mise en cause du temps de travail et des droits à congés ;
  • sélection (tri social) des étudiant·es à l’entrée des cycles L (Parcoursup) et M (MonMaster) ;
  • explosion de la précarité étudiante (selon l’OVE, en 2020, 40% des étudiant·es ont exercé une activité rémunérée pendant l’année universitaire) 
  • application de frais différenciés pour les étudiant·es hors UE et dégradation des droits des étudiant·es étranger·es par la loi immigration votée en décembre ;
  • dégradation croissante d’une grande partie des bâtiments d’enseignement et de recherche, en nombre insuffisant et devenant insalubres ;
  • gels de postes, campagnes d’emplois minimalistes et recours systématique aux vacataires, sous-payé·es et le plus souvent non mensualisé·es.

Avec « l’acte II de l’autonomie » annoncé, ce sont en plus :

  • des attaques qui se profilent contre les statuts de tous les personnels, avec en particulier la remise en cause du statut de chercheur·e à temps plein et le retour de la modulation des services des enseignant·es-chercheur·es ;
  • la menace d’une transformation des organismes de recherche en agence de programmes qui présage d’un transfert des personnels aux universités ;
  • des gestions d’UMR transférées aux administrations des universités ;une gestion territorialisée de la recherche et de ses personnels.

Loin de répondre sur la question des rémunérations et des conditions de travail, le Président de la République a réaffirmé, comme les deux autres Présidents avant lui, la mise en perspective d’une loi pour la fonction publique visant selon lui à mieux reconnaître le « mérite ». Dans les universités, les méfaits de telles politiques, notamment à travers la mise en place du RIFSEEP et des dispositifs de la LPR (RIPEC, chaires de professeur junior, etc.) sont déjà visibles : mise en concurrence, clientélisme, accroissement des inégalités et injustices, notamment vis à vis des femmes.

Les agent·es ne sont pas dans l’attente d’une reconnaissance de leur supposé « mérite » mais de la reconnaissance de leur travail par une revalorisation immédiate de leurs rémunérations et de perspectives pour leurs carrières et leurs retraites.

Pour mettre un terme à la spirale de paupérisation de l’ensemble des étudiant·es et personnels de la fonction publique et dire NON à une année blanche en termes de traitement, les organisations syndicales signataires appellent les personnels de l’ESR et les étudiant·es à se mobiliser par tous les moyens, y compris la grève, le mardi 19 mars 2024, et à organiser des assemblées générales, ce jour-là notamment, pour envisager les suites à donner pour contrer les attaques contre l’ESR.

Signataires : SNASUB-FSU, SNCS-FSU, SNEP-FSU, SNESUP-FSU, SNETAP-FSU, ANCMSP, Union étudiante, UNEF, A&I UNSA, UNSA ITRF bio, FO ESR, Sud Éducation, Sud Recherche, FERC sup CGT, CGT INRAE, SNTRS CGT, FSE, Solidaires étudiant-es

Pour un processus démocratique de nomination du Conseil d’Administration complet

Message des listes « L’Université Paris-Saclay à cœur ! », SNPTES-UNSA et « Pour une Université Humaniste, Démocratique et Écologique ».

1/ Non, l’Université Paris Saclay n’est pas bloquée !

L’Université Paris Saclay est sous administration provisoire depuis le samedi 2 mars. Contrairement à ce que peuvent laisser croire divers messages alarmistes qui ont circulé, l’université n’est pas paralysée. L’administrateur provisoire a indiqué que les affaires courantes seront traitées par les conseils de la mandature sortante, dont le mandat est prolongé jusqu’à l’élection de la présidente ou du président par le conseil d’administration (CA).

2/ La situation actuelle ne doit pas perdurer

Un accord avec le CODIRE (COmité de DIRection Elargi, regroupant les directeurs des composantes et établissements du périmètre Paris-Saclay) doit être conclu rapidement quant à la désignation des personnalités extérieures au conseil d’administration Cela ne doit toutefois en aucun cas se faire au détriment de la démocratie universitaire. Nous soutiendrons ainsi tout accord qui sera respectueux de l’équilibre issu des élections au CA.

3/ Nous souhaitons que les personnalités extérieures siégeant au CA soient proposées par les cinq listes représentées, au prorata des sièges qu’elles ont obtenus. Pour sortir rapidement et par le haut de la situation actuelle, nous souhaitons que ce soient les élu·es qui désignent les personnalités qualifiées extérieures et les proposent au CODIRE. Nous proposons que chaque liste soumette un certain nombre de personnalités qualifiées extérieures (PQE), au prorata du nombre d’élu·es qu’elle a obtenu au CA. Cela permettrait de respecter non seulement les critères proposés par le CODIRE en termes de représentation du monde socio-économique, mais aussi celui, fondamental d’un point de vue démocratique, des équilibres issus des élections. 

Ainsi, en laissant de côté la région Île-de-France qui siège de droit, quatre PQE seraient choisies par la liste des usagers, trois par la liste « Ensemble, construisons l’avenir » et dix par l’ensemble des trois listes « L’Université Paris-Saclay à coeur !« , « SNPTES-UNSA » et « Pour une Université Humaniste, Démocratique et Ecologique« . Ces trois dernières listes étant unies pour des PQE représentant les équilibres résultants des élections, elles proposeront une liste commune respectant ce principe. 

Nous tenons à souligner que cette proposition se fait dans le strict respect des statuts actuels de l’Université Paris Saclay.

4/ Les membres non-élus ne devraient pas déterminer la présidence (ou notre avenir)

Contrairement au Code de l’éducation qui s’applique aux universités, les statuts de l’Université Paris Saclay stipulent que le CA doit non seulement être composé pour moitié de 18 personnalités qualifiées extérieures (PQE), mais qu’en plus ces dernières doivent être désignées parmi une liste de noms élaborée par le CODIRE. Alors que le rôle des PQE devrait être d’apporter une expertise complémentaire à celle des élu·es de l’établissement, celles-ci sont ici investies d’un rôle supplémentaire, éminemment politique : celui de choisir la ou le président·e de l’établissement qui définira la trajectoire pour les quatre ans à venir. En plus de constituer une entorse évidente à la démocratie universitaire souhaitée par le législateur, cela représente une dangereuse perte de souveraineté pour notre établissement.

Nous ne remettons nullement en cause l’excellence des qualités d’expertise des personnalités extérieures qui jusqu’à maintenant ont été proposées par le CODIRE, mais le pouvoir politique exorbitant – et donc l’énorme responsabilité – que les statuts actuels leur confèrent.

8 mars, grève féministe

Manifestation 14h Place Gambetta

Toutes et tous mobilisé.es pour faire avancer les droits des femmes dans l’ESR

Le sexisme s’exerce encore avec force dans l’enseignement supérieur et la recherche. Alors que l’égalité femmes-hommes a été brandie comme grande cause du quinquennat, nos organisations dénoncent des mesures largement insuffisantes et un manque d’engagement budgétaire du MESR.

Des violences sexistes et sexuelles omniprésentes dans l’enseignement supérieur

D’après le baromètre 2023 des violences sexistes et sexuelles dans l’enseignement supérieur, un·e étudiant·e sur 10 a déjà été victime de violence sexuelle depuis son arrivée dans l’enseignement supérieur. Les femmes en sont les premières victimes. Ces violences sont notamment nombreuses lors des soirées étudiantes, et évènements d’intégration où les chants dégradants et les bizutages comportant des humiliations sexistes sont malheureusement une réalité. Ainsi, la moitié des viols rapportés ont eu lieu lors de la première année d’études des répondant·es. Ces violences sont commises par d’autres étudiants mais aussi par des enseignants-chercheurs, directeurs de thèses, abusant de leur pouvoir, qui demeurent trop souvent impunis.

En plus des étudiantes, une trop grande partie du personnel universitaire ou des organismes de recherche est victime de violences sexistes et sexuelles sur son lieu de travail. Pourtant, aucune formation systématique des étudiant·es et du personnel n’est mise en place et les cellules d’écoute peinent à fonctionner et à donner lieu à des remédiations concrètes. Nos organisations demandent à nouveau qu’un bilan quantitatif et qualitatif de leur fonctionnement soit rendu public rapidement. Les missions égalité sont confrontées à un manque de moyens criant et la lutte contre les violences sexistes et sexuelles repose trop souvent sur quelques personnels épuisés. A Sciences Po Paris, à l’Université de Haute-Alsace ou de Bordeaux-Montaigne, des scandales récents ont montré la gestion trop souvent chaotique des cas de violences sexistes et sexuelles dans l’enseignement supérieur et un manque de considération de la parole des victimes, comme c’est aussi bien souvent le cas dans les organismes de recherche.

Une précarité et des inégalités professionnelles qui perdurent

Le pourcentage de contractuelles parmi les femmes est supérieur à celui des hommes dans tous les types d’emplois de l’enseignement supérieur et de la recherche. La proportion de femmes est en outre plus importante parmi les contractuelles que parmi les titulaires. Mais même parmi ces derniers, les femmes sont confrontées à un plafond de verre réel. Ainsi, plus l’on monte dans les échelons, moins les femmes sont nombreuses. En 2020, seules 28% des professeur·es d’université sont des femmes, contre 45% des maître·sses de conférence ; au CNRS, il y a seulement 32 % de directrices de recherche contre 38 % de chargées de recherche. Cette inégalité contribue à creuser un écart de rémunération significatif entre les femmes et les hommes enseignant·es-chercheur·es universitaires, également renforcé par les primes et mécanismes indemnitaires. La maternité, l’inégale répartition du travail domestique et le manque de places en crèche constituent des obstacles considérables dans l’avancée professionnelle des femmes enseignantes, chercheuses ou BIATSS. Du côté des étudiant·es, les femmes sont également confrontées à une plus grande précarité que les hommes. 43% sont contraintes de travailler à côté des études au cours de l’année contre 38% des hommes, dans un contexte de précarisation des étudiant·es par la politique gouvernementale.

Une orientation genrée qui entretient les inégalités dans le monde du travail

La division genrée du monde du travail, qui contribue fortement aux inégalités salariales entre les femmes et les hommes, s’ancre dans des choix d’orientation différenciés tout au long du parcours scolaire et universitaire. Ceux-cientraînent une absence de mixité et la sous-représentation des femmes dans certaines filières, notamment les plus prestigieuses. On compte 86% de femmes dans les formations sanitaires et sociales contre 29% seulement dans les formations d’ingénieur. Il est urgent de sortir des constructions genrées des rôles sociaux, inculquant notamment aux femmes qu’elles n’ont pas leur place dans certaines filières, telles que scientifiques et techniques. Si la revalorisation des métiers féminisés est une urgence, nos organisations défendent un véritable plan de lutte contre la diffusion de stéréotypes conduisant à une orientation genrée. La réflexion actuelle sur le plan national d’action égalité pour l’égalité femmes-hommes 2024-2026 doit sortir des éternelles incantations et déboucher sur de véritables avancées, financées et suivies.

Pour obtenir des avancées féministes concrètes dans la lutte contre les violences sexistes et sexuelles et pour la réduction des inégalités entre les femmes et les hommes, nous devons exercer une pression réelle via un mouvement de grève massif.

Le Conseil d’Administration de Paris Saclay se déclare incapable de choisir une liste de Personnalités Qualifiées Extérieures

Le second Conseil d’administration réunissant les élus a eu lieu ce mercredi 28 février au matin. Le premier vote, portant sur la liste des collectivités territoriales, a mené au rejet de cette liste à 12 voix contre et 6. Les élu.es des trois listes, UHDE, « L’Université Paris-Saclay à cœur ! » et SNPTES-UNSA,  au conseil d’administration (CA) du 28 février de l’Université Paris-Saclay ont exprimé leur volonté de voter une seconde fois contre la liste des membres extérieurs (ou PQE – personnalités qualifiées extérieures) présentée par le CODIRE (COmité de DIRection Elargi) pour compléter la composition des membres du CA. Il a donc été décidé en séance de voter sur l’incapacité de choisir une liste de PQE lors de la séance de ce mercredi 28 février. Ce vote a remporté la majorité des voix (ou : 16 voix/18), 

Nous suivons ainsi précisément le règlement intérieur de l’université, qui indique, en son article 10-2, que si les membres élus du CA ne parviennent pas à choisir les PQE,  « le Président de l’université en exercice peut convoquer une réunion de concertation entre une représentation des membres élus du CA et une représentation du CODIRE ». Nous en arrivons donc à la réunion de concertation à laquelle nous aspirons depuis le début. Nous souhaitons qu’elle permette d’aboutir, à des modalités de désignation des membres extérieurs respectant l’équilibre issu des urnes, c’est-à-dire respectant l’expression démocratique de l’ensemble des personnels et des usagers de l’Université Paris-Saclay.

Nous avons été élu.es au CA afin de porter un projet différent de celui de la présidence sortante. C’est dans la sérénité, et dans un esprit de responsabilité et de concertation, que nous envisageons à la fois la continuité du fonctionnement de l’Université Paris-Saclay, et le changement de trajectoire exprimé par une majorité des personnels que nous représentons. 

Élections aux conseils centraux : Un désaveu pour la présidence actuelle

Les résultats des élections aux conseils centraux ont été diffusés dès vendredi soir par la DAJI : https://www.universite-paris-saclay.fr/elections-2024

Au Conseil d’administration, les listes en présence pour représenter les personnels étaient :

  • Ensemble, Construisons l’avenir, Liste soutenant la candidature d’Estelle Iacona.
  • pour une Université Humaniste, Démocratique et Humaniste (UHDE), soutenue par la la CGT et la FSU.
  • L’université Paris Siclay à coeur soutenue par la CFDT
  • Le SNPTES UNSA

En résumé, voici la répartition des sièges : 

Au Conseil d’Administration

UHDE 6 (dont une élue CFDT suite à un accord intersyndical), Ensemble, construisons l’avenir 4, L’université Paris Saclay à coeur 2, SNPTES 2, (+ 4 étudiant·es et 18 nommés)

A la Commission de la Formation et de la Vie Universitaire

UHDE 7, Ensemble, construisons l’avenir7, L’université Paris Saclay à coeur3, SNPTES 1 (+ 14 étudiant·es et 5 nommés)

A la Commission de la Recherche

UHDE 9, Ensemble, construisons l’avenir11, L’université Paris Saclay à coeur3, SNPTES 1 (+ 4 doctorant·es, 7 représentants des organismes et 5 nommés)

Les listes UHDE remercient chaleureusement toutes les électrices et tous les électeurs qui leur ont fait confiance ! 

Ces résultats marquent un clair rejet du bilan et du projet de l’équipe de la présidence sortante qui n’obtient la majorité dans aucun conseil. Les trois listes alternatives représentantes des personnels portaient une critique claire du bilan et du projet de la présidence sortante et ont rassemblé de 66 à 70% des suffrages aux trois conseils. 

Après ces élections, la prochaine étape qui va déterminer l’avenir de l’Université Paris-Saclay est l’élection du ou de la président.e. Le processus est le suivant : dans les statuts de notre établissement expérimental Paris-Saclay (contrairement à ce qu’il se passe dans une université de droit commun), 18 « personnalités qualifiées extérieures », soit autant que les élu·es, participent à l’élection du ou de la président·e. L’enjeu du choix des nommé·es est donc de taille. 

Les 18 extérieur·es ont été proposé·es par les dirigeant·es des différents établissements et composantes de Paris Saclay réuni·es dans le « Comité de direction élargi » (CODIRE). Cette liste d’extérieur·es doit être approuvée par les élu·es au CA. En cas de rejet, le CODIRE fait une nouvelle proposition. Si elle est à nouveau refusée, il doit y avoir concertation. 

Les élu·es UHDE feront tout pour que l’équilibre obtenu à la suite des élections, et donc le choix des élus, qui est l’expression démocratique des personnels et étudiant·es, soit respecté.

Loi immigration : un texte qui fait honte à notre histoire et qui ferme les portes de l’université.

Rassemblement devant la préfecture de Palaiseau le 21 décembre à 19h

Hier à l’issue d’une commission mixte paritaire (CMP) réunie sous la double pression de la droite et de l’extrême droite, l’accord marqué par une politique indigne de rejet et de haine des étranger·es a été adopté par le sénat et l’Assemblée nationale. Les parlementaires de la majorité présidentielle, à de rares mais salutaires exceptions près, ont mêlé leur voix à celles de la droite et de l’extrême droite pour adopter une loi raciste porteuse de reculs inédits pour les droits des étranger·es. Ce texte fait honte à notre histoire. 

La loi immigration voulue et portée par le gouvernement et adoptée mardi 19 décembre 2023 introduit des régressions intolérables pour les droits de toutes et tous les étranger·es et notamment pour les étudiant·es, les chercheur·es, les enseignant·es et les enseignant·es-chercheur·es. Depuis 2018 déjà, le label “Bienvenue en France” devait promouvoir l’accueil des étudiant·es internationaux·les pour doubler leurs effectifs à l’horizon 2027… en augmentant considérablement le montant de leurs droits d’inscription. Le bilan aujourd’hui est évidemment l’opposé exact de l’objectif affiché. 

En prévoyant une caution de retour, la généralisation de la majoration des droits d’inscription pour les étudiant·es extra-communautaires, des modalités de contrôle du caractère réel et sérieux des études conditionnant le maintien de la carte de séjour pluriannuelle “étudiant”, cette loi distille la défiance sur tout une partie de la communauté universitaire. Elle rompt avec ce que devraient être les principes d’accueil dans les universités françaises, à savoir les mêmes droits pour tous et toutes les étudiant·es et la circulation libre des connaissances. En organisant le repli sur soi, elle prive les universités de l’enrichissement par le mélange des cultures que permettait l’accueil d’étudiant·es et des collègues de tout·es les nationalités. Ajoutée aux dernières annonces du président de la République concernant la recherche, cette loi dessine un sombre avenir pour l’enseignement supérieur et la recherche déjà exsangues. 

En tant qu’universitaires attaché·es aux libertés, aux valeurs humanistes, de tolérance et d’ouverture de notre pays au carrefour des cultures, aux fondements de la richesse de la production et de la diffusion des savoirs en butte aux obscurantismes, cette situation nous oblige. 

La FSU demande solennellement au président de la République de ne pas promulguer cette loi indigne qui ferme les portes des universités françaises et avilit l’image de la France. 

Après le vote de la motion de rejet, manifester  pour obtenir le retrait de la loi immigration !

Lundi 18 Décembre, 17h, place de la République à Paris

Le projet de loi immigration a été majoritairement rejeté lundi à l’Assemblée nationale C’est la mise en échec d’un texte dangereux porté par le ministre de l’Intérieur et dénoncé depuis le départ par la FSU comme par les collectifs de sans-papiers, toutes les ONG, les associations de défense des droits fondamentaux des étranger·es, ainsi que par la Défenseure des Droits. Il a en effet pour objectif de renforcer la précarité des sans-papiers et leur répression et de faciliter leur expulsion plutôt que leur régularisation. Il propose par ailleurs tout un éventail de mesures xénophobes qui fragiliseraient fortement les droits de toutes et tous les étranger·es présent·es sur le territoire français ou qui s’apprêteraient à demander à y séjourner.

Ce texte doit maintenant repasser en commission paritaire mixte et le risque est grand qu’il soit ensuite remis au vote à l’Assemblée nationale dans une version aggravée de dispositions inspirées des idées nauséabondes de la droite la plus extrême. Pour la FSU, il n’y a qu’une seule issue souhaitable : le retrait de ce projet de loi !

Elle appelle donc à manifester sur tout le territoire le 18 décembre prochain, à l’occasion de la journée internationale des droits des migrant·es, dans le cadre de la mobilisation portée par le collectif unitaire Unie·es Contre l’Immigration Jetable 2023, pour en finir pour de bon avec ce projet de loi indigne et demander une politique migratoire d’accueil.

Grand établissement – Où l’on oublie les Ressources Humaines

La souffrance au travail se généralise à l’université. La situation, critique dans tous les services, l’est particulièrement pour celui des ressources humaines, où 30% des postes ne sont pas pourvus.  Dans ce cadre, la gestion des personnels au fil de l’eau est donc très difficile et ce service est dans l’impossibilité de se consacrer à l’accompagnement des personnels en difficulté, de plus en plus nombreux.

Dans une vision manageriale de l’université, nos tutelles (Université et CNRS) proposent de plus en plus fréquemment de financer un appel à des cabinets privés d’accompagnement. Cela a été fait récemment dans plusueurs laboratoires et composantes de l’université, pour un diagnostique qui se chiffre en dizaines de milliers d’eurso.  Cette pratique, encouragée à l’échelle nationale par le gouvernement s’est généralisée à tous les secteurs. Elle a été sévèrement critiquée par la Cour des comptes pour ses résultats souvent très médiocres et son coût exorbitant.

Il s’agit donc de dépenser beaucoup pour confier notre avenir à des cabinets qui ne connaissent ni nos métiers ni nos missions. Ils ne feront rien d’autre que de coller des recettes toutes faites et inadaptées sur des situations complexes sans jamais attaquer les vrais problèmes : la perte de sens des métiers, le besoin de recrutements, la faible attractivité des salaires. Le recours à ces cabinets est en réalité une partie du problème. Il est justifié par une idéologie qui méprise la fonction publique, ses missions et ses agents. 

Le besoin est criant de recruter des personnels statutaires spécialement formés à l’accompagnement des collègues et à la prévention des Risques Psycho-Sociaux et de résoudre les problèmes en amont pour que la souffrance au travail ne soit plus la règle.