Pour battre l’extrême droite et pour rompre avec les politiques dont elle se nourrit, la FSU appelle à voter pour le Nouveau Front Populaire. Pour une véritable alternative de progrès et de justice sociale. Elle le fait en toute indépendance vis-à-vis des partis politiques et avec la gravité liée à un contexte inédit de danger imminent pour nos droits et libertés, mais aussi avec exigence et sans concession pour le futur gouvernement.
Dans ce contexte, la FSU Paris-Saclay souhaite vous transmettre le message personnel de Christine Dillmann, Professeure à l’Université Paris-Saclay et candidate suppléante de Pierre Larrouturou aux élections législatives dans la 5ème circonscription de l’Essonne pour le Nouveau Front Populaire.
Déclaration de Christine Dillmann
Ces 30 juin et 7 juillet se jouent des élections historiques. Pour la première fois depuis le régime de Vichy, l’extrême droite peut gouverner le pays. En tant que personnels et étudiants des Universités, vous savez bien ce que cela veut dire. Au minimum :
– Attaques contre les libertés académiques, contre la liberté d’expression
– Diminution des services publics d’éducation et santé, qui, déjà exsangues, ne s’en remettront pas.
– Restrictions d’accueil des étudiants et personnels étrangers
Pourtant, on sent partout sur les marchés, dans les porte à porte, dans les discussions avec les collègues et aussi avec le père de ma fille, des hésitations. Car on a déjà joué l’union de la gauche tant de fois pour rien. On sent aussi des crispations contre telle ou telle personnalité rassemblée derrière la bannière du Nouveau Front Populaire.
Le programme du Nouveau Front Populaire (NFP) est le seul programme qui porte la question sociale, la question du climat, la question des services publics sur tous les territoires, au premier plan. Le programme du Nouveau Front Populaire est le seul programme a avoir été validé par toutes les composantes de la gauche dans un temps record. Contrairement à ce que disent les médias, qui invitent si peu les économistes de gauche, il est économiquement efficace et écologiquement soutenable. Il faut juste un peu de courage politique.
C’est un programme consensuel qui donne de l’espoir à des milliers de militants et militantes. Vous les avez vus sur les marchés ou dans les gares, vous avez reçu leurs tracts en faveur du Nouveau Front Populaire dans vos boites aux lettres.
Nous avons aujourd’hui une occasion unique de créer et faire appliquer une vraie politique de gauche en France. J’entends les voix des inquiètes qui redoutent les diversités de vision des personnes unies pour le Nouveau Front Populaire, et leurs dissensions possibles. J’entends aussi les voix de ceux qui ne font pas confiance aux ténors de la politique qui se représentent dans leur circonscription. Mais face à la menace d’un pays gouverné par l’extrême droite, allons-nous refuser le risque qu’il y ait des débats et des désaccords à gauche ? Il y en aura, et c’est aussi ça la force de notre diversité.
Ne nous trompons pas : les politiques socialement injustes, économiquement déficitaires et écologiquement délétères ont été imposées avec mépris et violence envers les plus fragiles de notre société, de manière répétée, par les gouvernements précédents.
Ne nous trompons pas : les gouvernements précédents ont aussi mis l’éducation et la recherche en danger : ( voir une synthèse sur le programme du Nouveau Front Populaire sur l’éducation, l’enseignement supérieur et la recherche. )
Avec le Nouveau Front Populaire, on a ce formidable espoir de mieux répartir les richesses, de mettre en place une société plus juste et dans laquelle la France est une terre d’accueil, d’atténuer les changements climatiques. L’extrême droite est aux portes du pays, il n’est plus temps de mégoter sur tel ou tel point ou sur telle ou telle personne. Si je me suis engagée pour la première fois dans une élection, c’est pour porter la voix de la société civile. Je crois profondément aux valeurs de la gauche. Je m’engage pour assurer que le programme sera cette fois appliqué, et surtout parce que seul le vote pour le Nouveau Front Populaire permettra, dans ces élections, de poser les bases d’un nouveau mode de gouvernance, dans lequel la parole de chaque citoyen compte.
C’est à vous de le choisir par vos votes les 30 juin et 7 juillet. C’est aussi à vous de vous engager dès le 8 juillet dans vos quartiers. La France reste riche de ses syndicats et associations. Il est temps de faire vivre notre pays !
Christine Dillmann
Professeure à l’Université Paris-Saclay
Candidate suppléante de Pierre Larrouturou aux élections législatives dans la 5ème circonsctription de l’Essonne.
Directrice d’une unité de recherche (http://moulon.inra.fr/)
Citoyenne et habitante des Ulis
Membre de l’association Citoyens Ecologistes et Solidaires
Présidente de l’AMAP des Ulis (Association pour le Maintien d’une Agriculture Paysanne)
Le programme du Nouveau Front Populaire est disponible ici.
Rencontre avec les candidats du Front Populaire
Mardi 25 juin – 12h15
A l’ENS Paris Saclay – Amphi Alain Aspect (entrée sur présentation d’une carte d’un établissement Paris Saclay)
Rencontre avec les candidats Front Populaire de la 5ème circoncription
Pierre Larrouturou, Député européen et Christine Dillmann, Professeure Paris Saclay
Les résultats de l’extrême droite aux élections européennes du 9 juin et la décision présidentielle de dissoudre l’Assemblée nationale ont sonné comme un coup de tonnerre. En arrivant en tête du scrutin avec près de 40% et 9,6 millions de bulletins, l’extrême droite atteint un niveau inédit dans ce type d’élection, confirmant la dangereuse progression d’une idéologie politique incompatible avec les valeurs démocratiques et les revendications portées par la FSU et plus largement l’ensemble du mouvement syndical.
Les politiques, les idées et les pratiques de l’extrême droite progressent dans la société. Ils se présentent comme une alternative à la politique de Macron et de LREM alors que c’est justement la poiltique xénophobe, antisociale et violente à l’égard des plus démuni.es qu’elle soutient qui est mise en oeuvre D’ailleurs, les députés d’extrêmes droite aux parlements européens et français ont montré par leurs votes, que, quoiqu’ils en disent, ils sont tout sauf un soutient des classes populaires (voir liste des votes du RN ci-dessous).
Refusant la banalisation d’un racisme quotidien mais aussi les conséquences désastreuses des politiques économiques et sociales menées, la FSU, au côté des organisations syndicales et du mouvement social pointe l’urgence d’agir ensemble pour conjurer l’arrivée de l’extrême droite aux plus hautes responsabilités du pays. Elle prend toute sa part dans la construction de l’unité au côté de la société civile organisée et soutient les candidats du Front Populaire partout.
Les idées d’extrême droite ne se combattent pas que dans les urnes, mais également par la lutte sociale, en offrant des perspectives d’amélioration des conditions de vie et de travail pour toutes et tous. La FSU Paris-Saclay appelle donc à participer à et à mener des mobilisations de revendications sociales, y compris si le Front Populaire remportait les élections.
Après les élections universitaires
Communication de la FSU et de la CGT
À la suite d’une campagne riche en rebondissements et qui aura duré près de 6 mois, Camille Galap a été élu président de l’Université Paris-Saclay. Depuis le début de la campagne, Yves Bernard était explicitement soutenu par la liste UHDE qui avait recueilli la majorité des suffrages aux élections. Nous voulons donc avant tout remercier toutes celles et ceux qui ont voté pour nos listes et ont continué à nous soutenir depuis le mois de janvier.
Malgré la défaite d’Yves Bernard, candidat de la liste pour une Université Humaniste, Démocratique et Ecologique, nous pouvons dire que nous avons en grande partie gagné sur le fond. Nous nous réjouissons, en particulier, que les propositions que nous défendions aient largement fait leur chemin. Notamment, la nécessité d’une modification des statuts pour un meilleur équilibre des pouvoirs apparaît maintenant clairement. Grâce à la clairvoyance des personnels, et aux groupes de travail de la faculté des sciences, puis de la faculté de droit, nous avons mis en lumière la précipitation inutile présidant à la sortie de l’Établissement Public Expérimental.
Au premier conseil d’administration électif, Yves Bernard a manqué la présidence à une voix, et à l’issue de quelques jours de réflexion Estelle Iacona a retiré sa candidature. Camille Galap, alors administrateur provisoire, a démissionné et déposé sa candidature avec une profession de foi qui a repris certains points du projet de Y. Bernard. Camille Galap était un candidat extérieur à notre établissement, et n’a pas présenté d’équipe constituée au moment de son élection. Il a surtout un profil d’administrateur par les postes précédents qu’il a occupés.
Au contraire, Y. Bernard travaille depuis de nombreuses années à Paris-Saclay, tant en enseignement qu’en recherche. Il a montré une volonté de faire fonctionner notre collectif de travail avec pragmatisme et efficacité et sans ambition personnelle. Il avait donc toute notre confiance pour défendre et faire évoluer l’Université Paris Saclay vers un renouvellement démocratique, au plus près des valeurs universitaires de collégialité. Nous le remercions ici pour son engagement dans cette campagne.
Les élue·s UHDE continueront à défendre ces valeurs que nous avons soutenues tout au long de cette campagne.
Respectons l’expression démocratique !
Faisons-nous confiance !
Communication de la FSU et de la CGT
Suite aux résultats du vote du dernier CA pour l’élection à la présidence de Paris Saclay la présidente sortante a retiré sa candidature. En effet, la gouvernance sortante a été totalement désavouée. Yves Bernard, candidat qui s’opposait au programme de la présidence sortante, est sorti vainqueur par 18 voix contre 14. Il a donc obtenu une grande majorité des voix des membres élu.es du CA, mais pas les 19 votes nécessaires à son élection. Ce sont nos statuts actuels dérogeant au code de l’éducation qui, en donnant la moitié des voix du CA aux membres nommés, extérieurs à Paris Saclay, ont empêché l’expression démocratique des personnels et étudiant·es et l’élection de Yves Bernard.
Ce processus électoral qui met à l’épreuve les statuts actuels de Paris Saclay, a été fait sous l’arbitrage de l’administrateur provisoire, M. C. Galap, nommé par le recteur académique, représentant le ministère. Le rôle d’un administrateur provisoire est de traiter les affaire courantes avec neutralité, sans prendre de décisions importantes dont les conséquences pourraient peser sur la prochaine gouvernance.
Un nouvel appel à candidature a donc été ouvert jusqu’à la date du 29 mai. En plus de celle de Yves Bernard qui avait immédiatement déclaré qu’il maintenait sa candidature, deux nouvelles candidatures ont été déposées. Celle de Souhil Megherbi qui continue à porter le programme de l’équipe sortante dont il faisait partie, et celle pour le moins surprenante de … Camille Galap qui avait annoncé sa démission de ses fonctions d’administrateur, le 20 mai dernier, pour des « des raisons personnelles et professionnelles ». La surprise est encore plus grande lorsqu’on s’aperçoit que sa profession de foi recoupe en bien des points celle d’Yves Bernard.
Rappelons qu’un des points principaux, qui avait cristallisé les 3 listes « UHDE », « Paris Saclay à coeur » et UNSA, soutenues par les syndicats, FSU, CGT, CFDT et UNSA contre la présidence sortante, était la sortie précipitée du statut d’Etablissement Public Expérimental avec l’objectif de pérenniser les statuts actuels dans celui d’un Grand Etablissement.Notre devise était : nous avons encore le temps, prenons le pour réfléchir, tirer un bilan sincère de l’expérimentation et corriger dans la concertation les nombreux défauts avant de graver dans le marbre les statuts de Paris-Saclay.
Nous nous réjouissons que cette devise soit aujourd’hui reprise dans la profession de foi de l’ex-administrateur provisoire alors qu’elle n’était absolument pas envisageable par la gouvernance sortante. Même si cette dernière a tardivement légèrement révisé sa position.
Nous constatons donc que les positions défendues par les soutiens de Yves Bernard font leur chemin et sont maintenant en grande partie portées par 2 des 3 candidats à la présidence.
Alors comment choisir entre les deux candidats qui proposent une alternative au programme de l’équipe sortante ?
En tant qu’établissement d’enseignement supérieur et de recherche, quel exemple souhaitons-nous donner ? Quelle image souhaitons-nous montrer ?
Celle d’un établissement qui a peur de l’expression démocratique de ses propres personnels et étudiant.es, qui a perdu son autonomie et dont la gouvernance doit être être assumée par des professionnels de l’administration, ou celle d’un établissement moderne, respectueux de la démocratie et qui est capable de trouver en son sein des femmes ou des hommes, et de leur faire confiance pour arbitrer le futur de notre établissement, comme nous l’avons fait jusqu’à maintenant ?
Yves Bernard fait partie de celles et ceux qui travaillent dans cette université. Il ne présente pas sa candidature à la présidence de Paris Saclay par ambition personnelle. Nous pouvons ainsi être assuré·es qu’il portera un projet de renouvellement démocratique, au plus près des valeurs universitaires de collégialité avec le souci de faire fonctionner au mieux notre collectif de travail pour accomplir les missions qui lui incombe avec efficacité et pragmatisme tout en étant à l’écoute de toutes et tous. Nous pouvons lui faire confiance pour porter la voix propre à Paris Saclay, garante du respect des valeurs académiques de transparence, d’égalité et de soutenabilité pour la recherche d’un progrès universel.
Rejoignons la mobilisation contre le « Choc des savoirs » le 25 mai
Manifestation à Palaiseau au départ de la gare de RER Palaiseau à 10h
Manifestation à Paris au départ de la Sorbonne à 13h
Appel intersyndical de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche à retrouver paginé ici
Nos organisations sont mobilisées contre le “Choc des savoirs” depuis plusieurs mois. Elles dénoncent cet ensemble de mesures qui dessinent, de la maternelle au lycée, les contours d’un modèle d’École passéiste et conservateur. La réforme de la formation des enseignant·es proposée dans la même temporalité vise à “formater” des enseignant·es au service de ce projet.
Le calendrier des concertations qui nous a été communiqué concernant cette réforme de la formation des enseignants écarte les organisations syndicales et étudiantes de l’enseignement supérieur et de la recherche (ESR) des discussions concernant les concours et ne prévoit un échange sur la mise en place des modules de préparation aux concours et de la licence “PPE”, qu’à partir du 4 juin alors qu’un CSA MEN est prévu le 11 juin et que certains établissements annoncent déjà qu’il est trop tard pour modifier les maquettes de licence !
Loin de répondre à nos attentes, ce calendrier confirme non seulement le manque de considération envers les personnels mettant en œuvre la formation mais également envers les étudiant·es.
L’intersyndicale de l’ESR a adressé un courrier à la Ministre le 7 mai dernier en demandant à être reçue d’urgence pour évoquer les points qui restent en suspens (voir communiqué intersyndical du 18 avril 2024) et qui conditionnent la mise en œuvre et la rentrée. Nous n’avons toujours pas de réponse à ce jour. Que signifient ces 15 jours de silence du ministère de l’ESR sur un dossier pourtant au cœur de ses attributions ? Notre demande est plus que jamais d’actualité.
Pour nos organisations, il est complètement irresponsable de vouloir mettre en place cette réforme pour la session 2025 du concours, à moins de 5 mois de la rentrée alors qu’aucune maquette de licence n’est prête et que les programmes des concours ne sont pas connus.
Dans ce contexte, nous demandons à nouveau le report de cette réforme et l’ouverture immédiate de réelles concertations. Nous dénonçons le mépris inacceptable vis-à-vis des personnels et des étudiant·es et alertons une nouvelle fois sur la dégradation accentuée des conditions de travail et d’études occasionnée par cette énième réforme qui fait partie du projet délétère du gouvernement pour l’École. Dans l’enseignement secondaire, comme dans le cadre de la formation des enseignant·es, il s’agit de contrôler, de faire des enseignant·es et formateur/trices de simples exécutants, au mépris de leur expertise et sans prendre en compte les apports de la recherche dans ces domaines.
L’intersyndicale de l’ESR appelle tous les personnels actuellement en charge de la formation des enseignant·es, les étudiant·es, leur famille et plus largement l’ensemble de la communauté universitaire, à se joindre à la mobilisation et aux manifestations du samedi 25 mai, en région ou à Paris, aux côtés de toutes celles et ceux qui se retrouvent dans le projet d’une école publique, laïque et émancipatrice.
Rejoignons la mobilisation contre le « Choc des savoirs » le 25 mai
Manifestation à Palaiseau au départ de la gare de RER Palaiseau à 10h
Manifestation à Paris au départ de la Sorbonne à 13h
1er mai – Manifestation – 14h30 République
Pour un départ collectif, rendez-vous
13h30 à orsay ville (pour prendre le RER de 13h33) puis en tête de train dans les gare qui suivent
14h30 à République, au coin du Bd Voltaire (on part par le Bd du Temple).
Le 1er mai, journée internationale des travailleurs et travailleuses, intervient cette année dans un contexte de plus en plus marqué par des guerres terriblement meurtrières, notamment en Ukraine et en Palestine. Nos organisations réaffirment leur engagement pour une paix juste et durable dans le cadre du droit international, qui ne peut se faire aux conditions de l’agresseur.
En France, Emmanuel Macron et son gouvernement accentuent les politiques d’austérité. Alors que les entreprises bénéficient de milliards d’euros d’aides publiques sans contreparties, que leurs actionnaires se servent chaque année des dividendes records le pouvoir exécutif multiplie les milliards « d’économies budgétaires ». Outre la poursuite de la casse de nos systèmes de sécurité et de protection sociales, c’est l’ensemble des services publics qui est visé.
À l’évidence, le pouvoir en place attaque l’ensemble du monde du travail qu’il s’agisse des personnes privées d’emploi ou des salarié·es. Les missions et les moyens des trois versants de la Fonction publique et les situations faites aux agentes et les agents sont au premier rang de ces attaques inacceptables.
Alors que de nombreux services sont déjà réduits à l’os, que la qualité du service public et les conditions de travail des agent·es ne cessent de se dégrader, ce ne sont pas moins de 20 milliards d’euros de coupes budgétaires qui vont être effectuées sur 2024. 2025 s’annonce au moins aussi redoutable.
Alors que les personnels subissent une nouvelle et importante baisse de pouvoir d’achat sur 2022 et 2023 (5 % d’augmentation générale pour 10 % d’inflation), Stanislas Guérini confirme qu’il n’entend procéder à aucune mesure salariale générale dont notamment aucune revalorisation de la valeur du point d’indice. Pour nos organisations, l’année 2024 ne saurait être une année blanche en matière de revalorisation salariale !
Alors qu’aucune organisation syndicale n’en est demandeuse, le projet de loi Fonction publique porté par Stanislas Guérini promeut un prétendu mérite et aggrave les conditions de développement du clientélisme et de l’arbitraire dans les déroulements de carrières et les rémunérations individualisés, vise à faciliter le licenciement, tout cela dans un calendrier relevant d’un passage en force… pour rogner encore les garanties protectrices des personnels et de l’intérêt général.
Opposées à ces politiques nocives, nos organisations syndicales portent et affirment que des mesures alternatives sont indispensables, possibles et finançables.
Face au refus réitéré du pouvoir exécutif d’apporter des réponses à nos revendications, l’heure est à la mobilisation.
4 avril – Journée Blanche Nationale organisée par le Collectif 384
La FSU soutient la Journée Blanche Nationale organisée par le Collectif 384 :
Mobilisation pour l’alignement des primes dans l’Enseignement Supérieur et pour une réforme réaliste et juste du statut des enseignants effectuant un service de 384 heures devant étudiants. Le Collectif 384, syndicat de tous les personnels de l’enseignement supérieur annonce la tenue d’une journée blanche le 4 avril 2024, avec des regroupements dans les différentes universités françaises et un regroupement national à l’Université Paris-Saclay. Cette journée d’action vise à rappeler au ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche les revendications essentielles du Collectif 384, notamment l’alignement des primes et une participation effective à la discussion sur la réforme du statut des enseignants du supérieur à 384H (ES).
Date : 4 avril 2024, à partir de 12h45
Lieu : Université Paris-Saclay, bâtiment 335, rue Pierre de Coubertin, 91140 Bures-sur-Yvette
Le Collectif 384 appelle tous les collègues et membres de la communauté universitaire à se joindre à cette journée de mobilisation. La participation à une journée blanche, ainsi que la présence au rassemblement à l’Université Paris-Saclay, sont des moyens concrets de montrer notre détermination collective à faire avancer nos revendications pour des conditions de travail et de rémunération justes et équitables.
À propos du Collectif 384 :
Le Collectif 384 est un syndicat des personnels de l’enseignement supérieur qui défend les droits et le statut des personnels de l’enseignement supérieur public. Depuis sa création, le collectif 384 œuvre pour l’amélioration des conditions de travail de ses membres et plus particulièrement pour la reconnaissance statutaire et financière des ES dans l’enseignement supérieur et la recherche (ESR). Le collectif 384 imagine l’ESR comme une grande famille au sein de laquelle il ne doit pas être fait de différences entre les enfants. Il réclame des primes identiques entre ES et EC ainsi qu’une vraie reconnaissance du travail essentiel et de qualité réalisé par les ES pour la maison commune (ESR). Il tente notamment depuis de nombreux mois, de faire reconnaître, comme partie intégrante de l’ESR, les enseignants du supérieur à 384H qui assurent une très large partie des enseignements du supérieur (autour de 40%). Cette reconnaissance se doit d’être statutaire et financière. Le collectif souhaite l’équité et la justice entre les personnels afin que l’ESR reste équilibré et éviter ainsi les tensions néfastes entre les personnels.
Pour les carrières et les rémunérations – Manifestation mardi 19 mars – 14h Luxembourg
Face aux attaques d’E. Macron, les organisations syndicales de l’ESR appellent à une journée de mobilisation et de grève le 19 mars
Les organisations syndicales de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche signataires condamnent l’absence de toute perspective de mesures générales d’augmentation des rémunérations dans la fonction publique dans un contexte d’inflation encore soutenue. Elles demandent l’ouverture sans délai de négociations pour améliorer les carrières et prendre des mesures générales pour les salaires, notamment en revalorisant le point d’indice et en l’indexant sur l’inflation, dans un contexte d’effondrement du niveau des rémunérations des agent·es publics. Les enjeux de carrières, la concurrence dans la recherche, la charge de travail, le manque de personnel, la précarité des statuts, l’absence de perspectives pour les doctotant·es et post doctorant·es, etc,.dégradent les conditions de travail, d’études et la santé des étudiant·es et des personnels de l’ESR dont nos employeurs ont la responsabilité.
Les attaques contre le service public de l’ESR se multiplient :
- soutien affirmé au développement des formations privées et sous-financement des établissements de l’ESR public, encore accentué par la décision du gouvernement de
- diminuer de 10 Mds d’€ les dépenses de l’État, dont près de 1 Mds d€ prélevés sur l’enseignement supérieur et la recherche !
- libertés académiques bafouées ;
- mise en cause du temps de travail et des droits à congés ;
- sélection (tri social) des étudiant·es à l’entrée des cycles L (Parcoursup) et M (MonMaster) ;
- explosion de la précarité étudiante (selon l’OVE, en 2020, 40% des étudiant·es ont exercé une activité rémunérée pendant l’année universitaire)
- application de frais différenciés pour les étudiant·es hors UE et dégradation des droits des étudiant·es étranger·es par la loi immigration votée en décembre ;
- dégradation croissante d’une grande partie des bâtiments d’enseignement et de recherche, en nombre insuffisant et devenant insalubres ;
- gels de postes, campagnes d’emplois minimalistes et recours systématique aux vacataires, sous-payé·es et le plus souvent non mensualisé·es.
Avec « l’acte II de l’autonomie » annoncé, ce sont en plus :
- des attaques qui se profilent contre les statuts de tous les personnels, avec en particulier la remise en cause du statut de chercheur·e à temps plein et le retour de la modulation des services des enseignant·es-chercheur·es ;
- la menace d’une transformation des organismes de recherche en agence de programmes qui présage d’un transfert des personnels aux universités ;
- des gestions d’UMR transférées aux administrations des universités ;une gestion territorialisée de la recherche et de ses personnels.
Loin de répondre sur la question des rémunérations et des conditions de travail, le Président de la République a réaffirmé, comme les deux autres Présidents avant lui, la mise en perspective d’une loi pour la fonction publique visant selon lui à mieux reconnaître le « mérite ». Dans les universités, les méfaits de telles politiques, notamment à travers la mise en place du RIFSEEP et des dispositifs de la LPR (RIPEC, chaires de professeur junior, etc.) sont déjà visibles : mise en concurrence, clientélisme, accroissement des inégalités et injustices, notamment vis à vis des femmes.
Les agent·es ne sont pas dans l’attente d’une reconnaissance de leur supposé « mérite » mais de la reconnaissance de leur travail par une revalorisation immédiate de leurs rémunérations et de perspectives pour leurs carrières et leurs retraites.
Pour mettre un terme à la spirale de paupérisation de l’ensemble des étudiant·es et personnels de la fonction publique et dire NON à une année blanche en termes de traitement, les organisations syndicales signataires appellent les personnels de l’ESR et les étudiant·es à se mobiliser par tous les moyens, y compris la grève, le mardi 19 mars 2024, et à organiser des assemblées générales, ce jour-là notamment, pour envisager les suites à donner pour contrer les attaques contre l’ESR.
Signataires : SNASUB-FSU, SNCS-FSU, SNEP-FSU, SNESUP-FSU, SNETAP-FSU, ANCMSP, Union étudiante, UNEF, A&I UNSA, UNSA ITRF bio, FO ESR, Sud Éducation, Sud Recherche, FERC sup CGT, CGT INRAE, SNTRS CGT, FSE, Solidaires étudiant-es
Pour un processus démocratique de nomination du Conseil d’Administration complet
Message des listes « L’Université Paris-Saclay à cœur ! », SNPTES-UNSA et « Pour une Université Humaniste, Démocratique et Écologique ».
1/ Non, l’Université Paris Saclay n’est pas bloquée !
L’Université Paris Saclay est sous administration provisoire depuis le samedi 2 mars. Contrairement à ce que peuvent laisser croire divers messages alarmistes qui ont circulé, l’université n’est pas paralysée. L’administrateur provisoire a indiqué que les affaires courantes seront traitées par les conseils de la mandature sortante, dont le mandat est prolongé jusqu’à l’élection de la présidente ou du président par le conseil d’administration (CA).
2/ La situation actuelle ne doit pas perdurer
Un accord avec le CODIRE (COmité de DIRection Elargi, regroupant les directeurs des composantes et établissements du périmètre Paris-Saclay) doit être conclu rapidement quant à la désignation des personnalités extérieures au conseil d’administration Cela ne doit toutefois en aucun cas se faire au détriment de la démocratie universitaire. Nous soutiendrons ainsi tout accord qui sera respectueux de l’équilibre issu des élections au CA.
3/ Nous souhaitons que les personnalités extérieures siégeant au CA soient proposées par les cinq listes représentées, au prorata des sièges qu’elles ont obtenus. Pour sortir rapidement et par le haut de la situation actuelle, nous souhaitons que ce soient les élu·es qui désignent les personnalités qualifiées extérieures et les proposent au CODIRE. Nous proposons que chaque liste soumette un certain nombre de personnalités qualifiées extérieures (PQE), au prorata du nombre d’élu·es qu’elle a obtenu au CA. Cela permettrait de respecter non seulement les critères proposés par le CODIRE en termes de représentation du monde socio-économique, mais aussi celui, fondamental d’un point de vue démocratique, des équilibres issus des élections.
Ainsi, en laissant de côté la région Île-de-France qui siège de droit, quatre PQE seraient choisies par la liste des usagers, trois par la liste « Ensemble, construisons l’avenir » et dix par l’ensemble des trois listes « L’Université Paris-Saclay à coeur !« , « SNPTES-UNSA » et « Pour une Université Humaniste, Démocratique et Ecologique« . Ces trois dernières listes étant unies pour des PQE représentant les équilibres résultants des élections, elles proposeront une liste commune respectant ce principe.
Nous tenons à souligner que cette proposition se fait dans le strict respect des statuts actuels de l’Université Paris Saclay.
4/ Les membres non-élus ne devraient pas déterminer la présidence (ou notre avenir)
Contrairement au Code de l’éducation qui s’applique aux universités, les statuts de l’Université Paris Saclay stipulent que le CA doit non seulement être composé pour moitié de 18 personnalités qualifiées extérieures (PQE), mais qu’en plus ces dernières doivent être désignées parmi une liste de noms élaborée par le CODIRE. Alors que le rôle des PQE devrait être d’apporter une expertise complémentaire à celle des élu·es de l’établissement, celles-ci sont ici investies d’un rôle supplémentaire, éminemment politique : celui de choisir la ou le président·e de l’établissement qui définira la trajectoire pour les quatre ans à venir. En plus de constituer une entorse évidente à la démocratie universitaire souhaitée par le législateur, cela représente une dangereuse perte de souveraineté pour notre établissement.
Nous ne remettons nullement en cause l’excellence des qualités d’expertise des personnalités extérieures qui jusqu’à maintenant ont été proposées par le CODIRE, mais le pouvoir politique exorbitant – et donc l’énorme responsabilité – que les statuts actuels leur confèrent.
